Le nouveau congé de naissance français, en vigueur depuis le 1er juillet, devait offrir aux parents la possibilité de prolonger leur temps auprès de leur nouveau-né d’un ou deux mois supplémentaires après le congé maternité ou paternité. Si ce droit a d’abord été salué, une vague croissante de confusion et de panique s’est emparée des réseaux sociaux depuis fin juillet.
De nombreux parents rapportent des versements inférieurs aux attentes, une communication défaillante entre les employeurs et l’Assurance maladie (CPAM), des retards de paiement et même des suspensions de la couverture santé complémentaire. La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, qui pourrait elle-même bénéficier de ce dispositif, a qualifié la situation de « scandale » sur Instagram.
L’Assurance maladie, contactée par Le HuffPost, dresse un tout autre tableau. Sa direction maintient qu’« à ce stade, il est trop tôt pour affirmer qu’il y a un retard de paiement pour les congés de naissance supplémentaires pris en juillet, à condition que la demande ait été déposée complète et dans les délais ». Pourtant, les difficultés sont bien réelles pour de nombreux bénéficiaires. Voici une ventilation des principaux problèmes à l’origine de ces difficultés et de cette confusion.
**Quand les prestations sont-elles réellement versées ?**
Qui paie le congé de naissance, et quand ? Pour les salariés, cela dépend d’un choix effectué par leur entreprise. Si l’employeur pratique la subrogation de salaire, il continue à verser le salaire à l’employé et reçoit en retour les indemnités journalières de la Sécurité sociale. L’employeur peut également décider de compléter le salaire, couvrant ainsi les 30 % (premier mois) et 40 % (deuxième mois) non pris en charge par la Sécurité sociale.
Ainsi, l’indemnité journalière versée pendant le premier mois serait de 33,92 €. Pour un mois de 31 jours comme juillet, cela représente un paiement net d’environ 1 051 €.
**Qu’advient-il de votre mutuelle d’entreprise ?
