Un véhicule a délibérément foncé sur un groupe de piétons près de la gare de Caen, en Normandie, mercredi soir, faisant au moins un mort et dix blessés, dont quatre en état critique, selon des sources proches de l’enquête.
Les faits se sont produits vers 22 heures près d’un arrêt de tramway et d’un abribus jouxtant la gare. Des témoins ont décrit une voiture noire de fabrication allemande accélérant en direction des personnes qui attendaient sur place, avant de prendre la fuite.
Un suspect arrêté à Ouistreham après une chasse à l’homme
La police a immédiatement lancé une opération de recherche et a interpellé le conducteur à Ouistreham, une commune côtière située à environ 15 kilomètres au nord de Caen. Le suspect a été identifié comme étant Ibrahim I., un homme de 26 ans né en Russie. Les autorités n’ont pas encore communiqué son nom de famille complet.
D’après les premiers éléments rapportés par BFMTV, une altercation à l’intérieur d’un bar situé à proximité pourrait avoir précédé l’attaque, même si les enquêteurs cherchent encore à établir un mobile définitif. Le préfet local s’est rendu sur les lieux peu après les faits, et l’ensemble du quartier a été bouclé par les forces de l’ordre.
Des victimes principalement de nationalité étrangère
Des sources policières ont indiqué que la majorité des victimes sont des ressortissants étrangers, notamment d’origine afghane, égyptienne et bangladaise. Les secours ont soigné les blessés sur place avant de transporter les plus gravement atteints vers les hôpitaux de la région.
L’attaque a provoqué une vive émotion à Caen, une ville d’environ 100 000 habitants connue pour son histoire médiévale et pour abriter la sépulture de Guillaume le Conquérant. Les autorités locales ont appelé la population à éviter le secteur de la gare pendant que l’enquête se poursuit.
Une enquête en cours
Une information judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances précises de l’attaque et établir si elle était préméditée. Le parquet antiterroriste ne s’est pas encore saisi de l’affaire, ce qui suggère que les enquêteurs traitent actuellement l’incident comme un possible acte de violence isolé plutôt que comme une opération terroriste coordonnée.
Le suspect reste en garde à vue. Les autorités n’ont pas précisé s’il possédait un casier judiciaire ou des liens connus avec la mouvance extrémiste.
Cette affaire est en cours d’évolution. De plus amples informations seront communiquées dès qu’elles seront disponibles.
