Un jeune homme a été filmé jeudi en train de se tenir debout sur le toit d’un métro parisien en mouvement au niveau du pont de Bir-Hakeim. La scène a provoqué une condamnation ferme des responsables régionaux, alors que cette pratique mortelle du « train surfing » continue de défier un arsenal législatif renforcé.
Une scène digne du cinéma, mais bien réelle
Le pont de Bir-Hakeim, qui relie les 15e et 16e arrondissements, est un décor parisien habitué aux tournages en tout genre. Jeudi après-midi, la scène qui s’y est déroulée ressemblait pourtant davantage à un mauvais film.
Selon les images de l’incident, un jeune homme tenant un smartphone est monté sur le toit d’une rame de la ligne 6 à l’arrêt, puis y a déambulé à un rythme tranquille, prenant le temps de se filmer. Des passants et des touristes ont observé la scène avec incrédulité.
« On vit vraiment dans un monde de malades, il y a vraiment des fous », peut-on entendre sur la vidéo.
« Il a voulu faire son Belmondo », ajoute la personne qui filme, en référence à la célèbre cascade réalisée par l’acteur français Jean-Paul Belmondo dans le film « Peur sur la ville », tourné sur ce même pont de Bir-Hakeim.
La personne ayant filmé la scène a indiqué que le jeune homme semblait avoir été pris en charge par les pompiers, sans que cette information puisse être confirmée de manière indépendante.
Pécresse condamne l’acte
Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et de l’autorité régionale des transports Île-de-France Mobilités, a fermement condamné cet acte, soulignant les risques graves pour la sécurité que représente un tel comportement.
Une pratique mortelle qui persiste
Malgré une législation de plus en plus stricte destinée à dissuader ce type d’action, le train surfing — qui s’est révélé mortel dans plusieurs cas — reste difficile à éradiquer.
Cette pratique consiste à voyager sur l’extérieur des rames en mouvement, notamment sur les toits ou entre les voitures. Les autorités ont alourdi les sanctions pour tenter de décourager ces comportements. Les responsables de la sécurité rappellent que le contact avec les lignes électriques aériennes et les chutes constituent des risques mortels.
L’incident met en lumière le défi persistant auquel font face les autorités de transport pour empêcher ce type de cascade dangereuse sur l’un des réseaux de métro les plus fréquentés au monde.
