Des opérations antiterroristes en cours
Le ministre d’État pakistanais à l’Intérieur, Talal Chaudhry, a affirmé que le territoire afghan était utilisé pour soutenir des activités terroristes à l’intérieur du Pakistan. Il a également déclaré que les enquêteurs avaient mis au jour un réseau d’armes lié à une organisation interdite au Cachemire-Azad.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à Islamabad, M. Chaudhry a indiqué que des opérations fondées sur le renseignement contre les militants se poursuivaient dans tout le pays. Il a présenté des documents vidéo et audio qui, selon lui, étayent les affirmations du gouvernement.
Un comité déclaré organisation interdite
Le ministre a déclaré que le soi-disant Comité d’action au Cachemire-Azad avait été déclaré organisation interdite sur la base de ce qu’il a décrit comme des preuves concrètes. Il n’a pas détaillé les mesures juridiques précises prises contre ce groupe.
Un réseau d’armes lié à Zia
M. Chaudhry a affirmé que ce qu’il a appelé le « Tears Crime Network » facilitait le terrorisme au Pakistan, et que les efforts pour le remonter avaient commencé avec l’arrestation d’un homme identifié comme Zia.
Selon le ministre, Zia, résident du Cachemire-Azad, était impliqué dans le commerce d’armes depuis huit à dix ans. Il a allégué que, depuis deux ans, Zia fournissait des armes à des personnes proches du Jammu Kashmir Awami Action Committee, organisation interdite.
M. Chaudhry a précisé que Zia avait été arrêté après que les forces de sécurité ont essuyé des tirs, et que les enquêteurs avaient extrait des informations sur le réseau depuis son téléphone portable.
Contacts présumés et liens étrangers
Le ministre a indiqué que Zia était en contact avec un homme identifié comme Majid, qui, selon lui, travaillait étroitement avec Sardar Aman, décrit comme un membre actif de l’Awami Action Committee interdit. Un enregistrement audio d’une conversation entre les deux hommes a été diffusé lors de la conférence de presse.
M. Chaudhry a en outre allégué que Zia était en contact avec un ressortissant afghan nommé Zarshad, qui, selon lui, fournissait des armes au réseau et opérait depuis différentes villes d’Afghanistan.
Le ministre a également affirmé qu’un employé du gouvernement identifié comme Akbar faisait partie du réseau.
Des opérations qui se poursuivent
M. Chaudhry a réitéré que les opérations fondées sur le renseignement contre les terroristes se poursuivaient dans tout le pays. Il a déclaré que les autorités continueraient de poursuivre les personnes accusées de faciliter l’activité militante.
