Un adolescent de 15 ans, radicalisé par l’idéologie d’extrême droite, a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste, a confirmé le parquet national antiterroriste. Il est soupçonné d’avoir projeté une attaque contre son ancien lycée.
Une attaque visant les élèves sans distinction
Selon une source proche de l’enquête, le jeune homme préparait une attaque « particulièrement bien préparée » visant « sans distinction » les élèves du lycée lyonnais dont il avait été exclu. Le suspect n’avait pas fixé de date pour son passage à l’acte, mais avait déjà réuni le matériel nécessaire, a indiqué cette source à l’AFP.
Les enquêteurs ont retrouvé un sac contenant deux couteaux, des vêtements de style militaire et une chaîne destinée à barricader les portes de l’établissement. Selon RMC, l’établissement visé se situe à Lyon.
Une arrestation après des échanges sur Snapchat
Le mineur a été interpellé dans le Rhône par la sous-direction antiterroriste, à la suite d’une enquête ouverte le 15 septembre par le parquet de Lyon, ensuite reprise par le parquet national antiterroriste (PNAT).
Le transfert du dossier s’explique en partie par des éléments découverts sur le téléphone de l’adolescent. Dans des conversations sur Snapchat, le suspect semblait avoir informé d’autres utilisateurs de ses intentions et reçu des encouragements, selon les enquêteurs.
Une fascination pour les tueries de masse
Une source proche du dossier a indiqué que le jeune homme affichait une « fascination pour les tueries de masse ». Les enquêteurs ont découvert un carnet recensant les tueries de masse aux États-Unis et leur bilan humain, selon Le Monde. Des références à Quentin Deranque, un militant identitaire lyonnais battu à mort en février par des militants d’extrême gauche, ont également été retrouvées dans sa chambre.
Le suspect n’était plus scolarisé depuis son exclusion survenue plus tôt dans l’année. Il avait déjà été placé en garde à vue dès le mois de mai, après avoir publié en ligne des messages exprimant de la haine envers certaines minorités et appelant à des actions violentes.
Une demande de détention provisoire
À l’issue de son interrogatoire, l’adolescent a été mis en examen pour participation à une entreprise terroriste individuelle et placé sous contrôle judiciaire. Le PNAT a demandé son placement en détention provisoire.
Le contrôle judiciaire l’oblige à respecter les conditions d’un placement éducatif, à se soumettre au suivi d’un psychologue ou d’un psychiatre et à ne détenir aucune arme.
Son avocat, Eliott Amzallag, a déclaré à l’AFP vouloir souligner « l’impérieuse nécessité que les services éducatifs travaillent avec ce jeune homme et l’accompagnent sereinement dans sa reconstruction pendant que l’information judiciaire se poursuit ».
