Les ministres des Affaires étrangères de la Turquie, de l’Égypte, du Pakistan et de l’Arabie saoudite ont fermement condamné les récentes attaques houthies contre le Royaume et affirmé le droit inhérent de Riyad à défendre son territoire et sa population, conformément au droit international et à la Charte des Nations unies.
Cette position commune est issue d’une réunion des quatre chefs de la diplomatie à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Ils y ont échangé leurs vues sur les récents développements régionaux et internationaux et exprimé leur profonde inquiétude face aux conflits en cours dans la région.
Une déclaration commune condamne les attaques contre le Royaume
Dans une déclaration conjointe diffusée par le ministère pakistanais des Affaires étrangères, les ministres ont déclaré avoir « fermement condamné toutes les attaques contre le Royaume d’Arabie saoudite, y compris les récentes attaques houthies », et réaffirmé leur soutien indéfectible à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la sécurité du Royaume.
Les Houthis, soutenus par l’Iran, ont lancé des frappes de missiles et de drones contre l’Arabie saoudite. Les attaques menées par le groupe ce mois-ci ont blessé plus de 80 personnes et perturbé les opérations d’un important oléoduc, soulignant la menace sécuritaire croissante qui pèse sur Riyad.
Inquiétude pour la navigation maritime et la sécurité en mer Rouge
Les ministres ont souligné l’importance de préserver la sûreté et la liberté de la navigation maritime dans la région. Leur inquiétude intervient alors que les Houthis ont progressé ces dernières semaines le long de la côte yéménite de la mer Rouge, autour du détroit stratégique de Bab Al-Mandab, suscitant des craintes pour le transport commercial et les approvisionnements énergétiques, déjà mis à mal par les perturbations dans le détroit d’Ormuz.
Les quatre diplomates ont réaffirmé l’importance de poursuivre les consultations en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient et dans l’ensemble de la région.
La diplomatie présentée comme la seule voie possible
Les ministres des Affaires étrangères ont souligné que le dialogue et la diplomatie restaient la seule voie vers une résolution durable des tensions régionales. Dans ce contexte, ils ont appelé au respect du protocole d’accord d’Islamabad entre les États-Unis et l’Iran.
Le Pakistan avait contribué à négocier ce protocole d’accord en juin, qui visait à mettre fin aux opérations militaires et à ouvrir la voie à un règlement plus large, incluant des négociations sur le programme nucléaire iranien, les sanctions et la sécurité régionale. Les deux parties ont toutefois repris leurs attaques mutuelles peu après, et sont depuis bloquées dans une impasse.
Soutien réaffirmé à la cause palestinienne
Les ministres ont également réaffirmé le caractère central de la cause palestinienne pour la paix, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient.
« Les ministres ont réitéré leur soutien aux droits légitimes du peuple palestinien, y compris son droit inaliénable à l’autodétermination et à établir un État de Palestine indépendant, souverain, viable et contigu sur la base des lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale », indique la déclaration conjointe.
