Le président iranien Massoud Pezeshkian est arrivé à New York avant son discours prévu devant l’Assemblée générale des Nations unies, ont rapporté mercredi les médias d’État iraniens IRNA et IRIB. Cette arrivée ouvre la voie à une prise de parole très attendue du dirigeant d’un pays engagé dans un conflit actif avec les États-Unis.
Le département d’État américain a accordé des visas à Massoud Pezeshkian et à sa délégation pour cette grand-messe annuelle de l’ONU, une décision que des analystes qualifient d’inédite pour le chef d’État d’un pays en guerre avec les États-Unis. Le président iranien a déjà promis de défendre « fermement » les positions de son pays sur la scène internationale.
L’ultimatum de Trump en toile de fond
L’intervention du président iranien survient un jour seulement après que le président américain Donald Trump a déclaré devant l’Assemblée générale qu’il devait choisir entre « anéantir » l’Iran et conclure un accord, potentiellement « juste après » les élections américaines de novembre. Cette déclaration a renforcé l’attention portée au discours de Massoud Pezeshkian, qui devrait constituer la réponse officielle de Téhéran à la rhétorique croissante de Washington.
Macron dénonce un « spectacle de la honte » à Gaza
Le président français Emmanuel Macron a profité de son propre discours devant l’Assemblée, mardi, pour dénoncer ce qu’il a appelé un « spectacle qui nous fait honte à tous » à Gaza, réaffirmant son soutien à une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien. Emmanuel Macron a également critiqué les actions israéliennes en Cisjordanie occupée, soulignant que le Hamas n’y était pas actif, dans ce territoire où siège l’Autorité palestinienne.
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réagi vivement, qualifiant de « stupéfiante l’absurdité grotesque des propos d’Emmanuel Macron ». L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a repris ces critiques, estimant qu’il était « difficile d’imaginer un discours plus déconnecté de la réalité que celui de Macron à l’ONU ».
La sécurité de l’IA au menu de mercredi
Au-delà de la crise au Moyen-Orient, l’intelligence artificielle et ses risques pour la sécurité mondiale domineront les travaux de mercredi. Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le sujet est prévue à 21 heures, heure de Paris, avec la participation de dirigeants de l’IA, dont Sam Altman d’OpenAI, Dario Amodei d’Anthropic et Clément Delangue de Hugging Face.
Zelensky insiste sur les systèmes Patriot
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, également présent à New York, a rencontré Donald Trump et déclaré que les deux pays voulaient que la guerre contre la Russie se termine « avant l’hiver ». Volodymyr Zelensky a réitéré le besoin crucial de l’Ukraine en systèmes de missiles Patriot de fabrication américaine, les présentant comme la seule défense capable de contrer les projectiles russes à grande vitesse.
Dans un autre développement diplomatique, le secrétaire d’État américain Marco Rubio doit rencontrer le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en marge de l’Assemblée générale. Volodymyr Zelensky devrait s’exprimer devant l’ONU plus tard dans l’après-midi.
