Le vendredi 2 octobre, 735 établissements scolaires ont été perturbés à travers la France. Au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, les élèves ont affiché leur volonté de poursuivre la mobilisation dans les jours à venir, en organisant leurs actions et en s’unissant à d’autres établissements du département.
Une mobilisation conditionnée par la réponse de l’État
Parmi les élèves rassemblés devant l’établissement, Shaima, en terminale, lie la suite du mouvement à la réponse du gouvernement.
« Des poubelles brûlées, ils s’en remettront. Là, on se bat pour une cause qui vaut vraiment le coup », a-t-elle déclaré. « La suite ? Ça dépend vraiment de ce que l’État va faire. Notre réaction dépendra de ce qu’ils nous donnent. S’ils continuent à ne rien nous donner, ou juste des miettes… »
À ses côtés, Antoine, panneau à la main, acquiesce.
« La preuve est là — on arrive à se mobiliser, on arrive à bloquer le pays », dit-il. « Bientôt, j’ose espérer au moins que l’État aura l’intelligence de donner plus de budget à l’éducation, comme c’est demandé, et des plans d’urgence pour le 93. »
Des revendications budgétaires à six mois de la présidentielle
Les élèves réclament des actes concrets et des positions claires du gouvernement, une exigence rendue plus urgente par l’élection présidentielle qui se tiendra dans six mois, selon Livi.
« Le timing est vraiment mauvais parce qu’avec la présidentielle, on sait très bien qu’il n’y aura pas de décisions majeures avant le vote. Et à un moment, on ne peut pas avoir cours dans ces conditions. Enseigner dans ces conditions n’est plus possible », affirme-t-elle.
Vers des assemblées générales pour structurer le mouvement
Plusieurs assemblées générales sont prévues dans les prochains jours.
« L’objectif est évidemment de nous organiser, parce que je pense que si on veut être entendus, il faut être structurés », poursuit Livi. « On va essayer de rejoindre d’autres établissements du 93. « Dans la rue aujourd’hui pour ne pas y être demain » — c’est ce qui est écrit ici. »
Ces élèves de Seine-Saint-Denis rejoignent tous la mobilisation nationale prévue le mardi 6 octobre et espèrent bâtir une coalition plus large.
- 735 établissements ont été perturbés en France le vendredi 2 octobre
- Les élèves du lycée Le Corbusier demandent une hausse des budgets de l’éducation et des plans d’urgence pour la Seine-Saint-Denis
- Des assemblées générales sont prévues pour structurer le mouvement et s’unir à d’autres établissements du département
- Une mobilisation nationale est prévue le mardi 6 octobre
