Un engagement réaffirmé à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale
Le premier ministre Muhammad Shehbaz Sharif a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur de l’élargissement de l’accès aux services de santé mentale, de l’éradication de la stigmatisation sociale et d’un diagnostic et d’un traitement précoces des troubles de santé mentale à travers le Pakistan.
Dans un message marquant la Journée mondiale de la santé mentale, observée chaque année le 10 octobre, le premier ministre a déclaré que la santé mentale est fondamentale pour le bien-être général, affirmant qu’il ne peut y avoir de santé sans santé mentale.
Une politique nationale pour 2026-2035
Au cœur de l’agenda gouvernemental figure la Politique nationale de santé mentale 2026-35, élaborée par le ministère des Services nationaux de santé. Selon le premier ministre, cette politique fournira un cadre pour une approche plus accessible, équitable et fondée sur les droits en matière de soins de santé mentale.
Il a indiqué que la mise en œuvre effective de cette politique, avec un accent sur des résultats tangibles et mesurables, reste une priorité du gouvernement. Celui-ci s’emploie également à renforcer le diagnostic et l’intervention précoces tout en améliorant l’accès à des services de santé mentale de qualité, en collaboration avec les gouvernements provinciaux et les parties prenantes concernées.
Intégrer les soins dans les communautés
Dans le cadre de ces efforts, les services de santé mentale sont intégrés aux établissements de soins de santé primaires, aux institutions éducatives et aux plateformes communautaires afin d’élargir l’accès aux soins.
Le premier ministre a identifié les enfants, les jeunes, les femmes ainsi que les groupes vulnérables et défavorisés comme nécessitant une attention particulière. Il a également souligné la nécessité de répondre aux besoins de santé mentale des communautés touchées par la pauvreté, les déplacements, les situations d’urgence et les effets néfastes du changement climatique.
Écouter les « voix réelles »
Évoquant le thème de cette année, « Lived Experiences Heard: Real Voices, Real Change », le premier ministre a souligné l’importance d’écouter les personnes vivant avec des troubles de santé mentale et d’intégrer leurs perspectives dans les politiques, les services et les décisions qui affectent leur vie.
Il a déclaré que la participation significative des personnes concernées, aux côtés de l’apport d’experts, était essentielle pour élaborer des stratégies efficaces et renforcer les systèmes de santé mentale.
Jeunesse et développement national
Le premier ministre a noté que la santé mentale va au-delà de la prévention et du traitement des troubles de santé mentale, la qualifiant de partie intégrante du développement sain des jeunes et de leur capacité à réaliser leur plein potentiel.
Il a insisté sur la nécessité de reconnaître les défis auxquels les jeunes font face dans le développement de leur personnalité, l’épanouissement de leurs capacités et l’accomplissement de leur croissance intellectuelle et émotionnelle. Selon lui, relever ces défis aiderait à exploiter les ressources humaines du pays et à orienter leurs capacités vers le développement national et la prospérité.
Traiter la maladie mentale comme une maladie physique
Le premier ministre a souligné que l’identification et le traitement des troubles de santé mentale devraient bénéficier de la même acceptation, aux niveaux individuel, familial et sociétal, que les maladies physiques.
Il a déclaré qu’un environnement bienveillant et sans jugement était nécessaire pour encourager les personnes à rechercher un traitement en temps utile et à se concentrer sur leur rétablissement sans crainte de stigmatisation ni de pression sociale.
Reconnaissant que de nombreuses personnes continuent de faire face à la discrimination, à des retards dans la recherche de traitement et à des obstacles à un soutien essentiel, il a affirmé que le gouvernement était déterminé à s’attaquer aux attitudes négatives envers la santé mentale et à lever les obstacles qui découragent les personnes de recourir aux soins.
Un appel à l’action collective
Le premier ministre a appelé à des efforts collectifs soutenus de la part des gouvernements, des institutions éducatives, des familles, de la société civile, des professionnels de la santé mentale et des partenaires de développement afin de garantir un traitement, des soins et une réhabilitation efficaces aux personnes vivant avec des troubles de santé mentale.
Il a exhorté les citoyens à contribuer à bâtir une société où les gens peuvent parler ouvertement de santé mentale sans crainte, stigmatisation ni embarras, et où chacun a la possibilité et le soutien de mener une vie saine, active et épanouissante.
