La ville de Strasbourg va installer des scanners de sécurité aux entrées de son marché de Noël, une première dans l’histoire de l’événement, a confirmé la maire Catherine Trautmann. La cité alsacienne se prépare à ouvrir cette attraction saisonnière très fréquentée le 27 novembre.
Ces équipements doivent permettre de détecter les armes et les objets métalliques portés par les touristes et les visiteurs, à l’image des systèmes utilisés dans les aéroports. Cette mesure constitue une nette montée en puissance du dispositif de sécurité de l’un des marchés de Noël les plus visités d’Europe.
Un contrôle inspiré des aéroports
Interrogée par ICI Alsace, la maire socialiste a indiqué que ces équipements devaient contribuer à « fluidifier les entrées et sorties de la Grande Île », l’île historique au cœur de la ville.
« C’est comme le système de l’aéroport », a déclaré Catherine Trautmann. « On passe entre des capteurs qui vérifient que vous ne portez pas de matières métalliques ou d’armes sur vous. »
Elle a ajouté que les scanners « peuvent détailler ce qu’il y a dans une valise, mais surtout ce que vous pouvez porter sur vous, dans des sacs ou des poches ».
Les responsables municipaux n’ont pas encore précisé combien de scanners seront installés ni combien ils coûteront. Ces questions devraient être examinées prochainement par la commission d’organisation du marché.
Sécurité renforcée après l’attentat de 2018
Le marché de Noël de Strasbourg a été frappé par un attentat terroriste le 11 décembre 2018, qui a fait cinq morts et 11 blessés. L’événement fonctionne depuis longtemps sous un dispositif de sécurité renforcé, mais l’introduction de scanners à passage représente une couche de protection supplémentaire.
Le marché, centré sur la place Broglie et réparti sur plusieurs places du centre historique de la ville, a accueilli plus de 3 millions de visiteurs l’an dernier, ce qui souligne l’ampleur du défi logistique et sécuritaire auquel sont confrontées les autorités municipales.
La décision de déployer ces scanners a été révélée pour la première fois par le quotidien régional Les Dernières Nouvelles d’Alsace.
