Le Premier ministre Shehbaz Sharif est arrivé jeudi à Peshawar pour présider une réunion du comité provincial de sécurité consacrée à la loi et à l’ordre, selon des sources officielles. Cet examen sécuritaire se déroule sur fond d’état d’urgence et de régime du gouverneur dans la province du Khyber Pakhtunkhwa.
Le vice-Premier ministre Ishaq Dar et le ministre de l’Intérieur Mohsin Naqvi accompagnent le chef du gouvernement lors de cette visite, ont indiqué les mêmes sources. La réunion, prévue à la résidence du gouverneur, doit examiner la situation sécuritaire de la province et les mesures visant à renforcer la paix et la stabilité.
Projets de développement au menu
Au-delà des questions de sécurité, le Premier ministre devrait s’entretenir avec le gouverneur Faisal Karim Kundi de projets de développement clés prévus pour la province, selon les sources.
Cette visite intervient après de profonds changements politiques et administratifs au Khyber Pakhtunkhwa, à la suite de l’instauration de l’état d’urgence et du régime du gouverneur le 11 octobre.
Fondement constitutionnel de la décision fédérale
Le président Asif Ali Zardari a approuvé ces mesures en vertu des articles 232 et 234 de la Constitution, respectivement, sur recommandation du cabinet fédéral. Le pouvoir central a invoqué la détérioration de la situation sécuritaire et ce qu’il a décrit comme une coopération insuffisante du gouvernement provincial dirigé par le PTI dans les efforts de lutte contre le terrorisme.
Aux termes de cette décision :
- Le ministre en chef Sohail Afridi, son cabinet et ses conseillers ont cessé d’exercer leurs fonctions.
- L’autorité exécutive a été transférée au gouverneur Faisal Karim Kundi.
- Un conseil consultatif de 11 membres a été annoncé pour assister le gouverneur.
- Un secrétariat distinct de développement régional a été créé pour 12 districts touchés par le terrorisme : Dera Ismail Khan, Tank, Lakki Marwat, Bannu, Bajaur, Mohmand, Khyber, Kurram, Orakzai, Haut-Sud Waziristan, Bas-Sud Waziristan et Nord-Waziristan.
- Le pouvoir central a autorisé le déploiement de l’armée pakistanaise en vertu de l’article 245 de la Constitution pour assister l’administration civile.
La session du comité provincial de jeudi devrait évaluer la mise en œuvre de ces mesures et les défis sécuritaires auxquels la province fait face à mesure que le nouveau dispositif administratif se met en place.
