Un attentat suicide lors d’une cérémonie de mariage dans le nord-ouest du Pakistan a tué au moins sept personnes et en a blessé plusieurs autres, dont un responsable local d’un comité pour la paix, ont confirmé des responsables samedi. Cette attaque souligne la menace militante persistante dans les régions frontalières de l’Afghanistan.
L’explosion s’est produite vendredi soir à la résidence de Noor Alam Mehsud, chef d’un comité local Aman (Paix), dans la zone de Qureshi Mor à Dera Ismail Khan, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa (KP). La police a rapporté que l’explosion a eu lieu pendant les festivités du mariage.
Les premiers rapports faisaient état de trois morts, mais le bilan est monté à sept samedi matin, quatre des blessés ayant succombé à leurs blessures. Parmi les défunts se trouvait un autre membre du comité de paix, Waheedullah Mehsud. Noor Alam Mehsud figurait parmi au moins sept personnes blessées dans l’attaque. Les blessés ont été transportés d’urgence vers des hôpitaux locaux, cinq d’entre eux étant admis au District Headquarter Trauma Centre.
Les autorités ont enregistré une plainte pour attentat suicide contre des assaillants non identifiés au poste de police du Département antiterroriste (CTD). Les enquêtes préliminaires pointent vers un attentat suicide, des rapports indiquant que les auteurs ont également ouvert le feu après l’explosion.
Le ministre en chef de Khyber Pakhtunkhwa, Sohail Afridi, a fermement condamné l’explosion, la qualifiant d’incident « malheureux ». Il a exigé un rapport immédiat du chef de la police provinciale et a ordonné aux autorités d’assurer les meilleurs soins médicaux aux blessés. Le ministre en chef Afridi a juré que les responsables seraient traduits en justice.
Cette attaque intervient dans un contexte d’augmentation du militantisme transfrontalier. Le Pakistan a connu une recrudescence des incidents terroristes depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan en 2021, les provinces du KP et du Baloutchistan supportant le plus gros des attaques.
Des données récentes de l’aile médiatique de l’armée, l’Inter-Services Public Relations (ISPR), mettent en lumière l’ampleur du défi. Lors d’un point de presse plus tôt ce mois-ci, le directeur général de l’ISPR, le lieutenant-général Ahmed Sharif Chaudhry, a déclaré que plus de 5 300 incidents terroristes avaient été signalés à l’échelle nationale en 2025, la majorité se produisant au KP et au Baloutchistan.
Il a noté que des militants afghans étaient impliqués dans toutes les grandes attaques terroristes de l’année dernière, qui ciblaient souvent délibérément des civils. Le Pakistan a à plusieurs reprises appelé l’administration talibane afghane à empêcher que son territoire ne soit utilisé pour des attaques contre le Pakistan, un point de tension persistant entre les deux pays voisins.
Il s’agit d’une actualité en développement.
