Une équipe technique du Fonds Monétaire International (FMI), actuellement en mission pour évaluer le cadre judiciaire et réglementaire du Pakistan dans le cadre d’un programme de sauvetage de 7 milliards de dollars, a rencontré le Chef de la Justice du Pakistan, Gulzar Ahmed, ce mardi. L’objectif principal de cette rencontre a été la mise en œuvre du programme et l’évaluation des droits de propriété. L’Adviser du Premier ministre pour les affaires juridiques, Farogh Naseem, a expliqué que ces réunions sont une routine dans les activités du FMI et de la Banque Mondiale.
L’équipe du FMI restera au Pakistan pendant une semaine pour mener une évaluation détaillée du système judiciaire et réglementaire, visant à aborder les questions de gouvernance et de corruption dans le cadre du programme Extended Fund Facility (EFF). Selon un communiqué de la Cour Suprême, le Chef de la Justice Gulzar Ahmed a présenté les « efforts pour améliorer l’efficacité judiciaire ». Il a souligné que « la justice au Pakistan est indépendante, et qu’il est de sa responsabilité de protéger cette indépendance ». Le Chef de la Justice Ahmed a également précisé que la justice n’est pas utilisée pour des interactions directes avec des missions. Il a déclaré qu’il sera « très prudent » dans ses opinions et observations.
L’équipe du FMI a salué le rôle de la justice dans le maintien de la « stabilité juridique et institutionnelle » et a félicité les réformes en cours. Les discussions ont porté sur les responsabilités de la justice et les procédures de traitement des plaintes contre les juges. À l’issue de la réunion, le Chef de la Justice Gulzar Ahmed, s’adressant aux journalistes, a mentionné que la délégation du FMI, composée de six membres, avait demandé des détails sur la mise en œuvre du programme et les droits de propriété. Il a déclaré : « J’ai dit au FMI que c’est le meilleur moment pour venir au Pakistan. » Le Chef de la Justice Ahmed a également informé la délégation de la politique nationale de la justice et des réformes judiciaires. La délégation a exprimé son intérêt pour la protection des investissements étrangers dans le pays.
Le Ministre de la Loi et de la Justice, Farogh Naseem, a souligné que la gouvernance dans le respect de la loi est une partie intégrante des transactions multilatérales avec des organisations telles que le FMI, la Banque Mondiale et les Nations Unies. Il a également insisté sur le fait que « l’autonomie judiciaire est entièrement constitutionnelle ». En octobre, le Pakistan s’est engagé auprès du FMI à lutter contre la corruption, à soutenir le développement inclusif et à créer un terrain d’égalité pour les affaires et les investissements.