La Cour suprême du Pakistan est intervenue dans la détention en cours de l’ancien Premier ministre Imran Khan, en accordant à son avocat un accès spécial pour évaluer ses conditions de vie à la prison d’Adiala.
La cour a déclaré l’avocat Barrister Salman Safdar, conseiller du fondateur emprisonné du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), « ami de la cour ». Le banc a dirigé que Safdar ait accès aux quartiers de Khan pour préparer un rapport écrit sur les conditions sur place. La cour a jugé « approprié » de demander un compte-rendu actualisé, notant qu’un rapport précédent datant d’août 2023 avait été compilé lorsque Khan était détenu à la prison d’Attock.
La cour a ordonné à Barrister Safdar de soumettre ses conclusions d’ici mercredi. Cette directive intervient dans un contexte d’inquiétudes croissantes de la part du parti de Khan et de sa famille concernant sa santé et les conditions de son incarcération. Le PTI a maintes fois tiré la sonnette d’alarme, particulièrement après que Khan a été diagnostiqué avec une affection oculaire grave, l’occlusion de la veine centrale de la rétine (CRVO), et a subi une intervention médicale au Pakistan Institute of Medical Sciences (PIMS). Ses fils ont publiquement décrit les conditions à la prison d’Adiala comme « horribles » et « en deçà des normes ».
Imran Khan est emprisonné depuis plus de deux ans, et sa détention reste un point de tension persistant dans la politique pakistanaise. Les tentatives du PTI pour obtenir des rencontres avec son fondateur ont souvent conduit à des protestations et des affrontements. Une interdiction gouvernementale des rencontres, qui était en place jusqu’au 8 février, avait encore compliqué l’accès.
L’ordre le plus récent de la Cour suprême fait suite à son rejet la semaine dernière d’une demande de rencontre immédiate sans préavis au gouvernement. La cour avait auparavant transmis un mémorandum du PTI sur la question aux autorités concernées pour examen.
L’audience a été ajournée à jeudi, date à laquelle la cour examinera probablement le rapport de l’avocat sur les conditions carcérales de l’ancien Premier ministre.
