Le président Donald Trump a annoncé que les membres de son nouveau « Conseil de la Paix » se sont engagés à hauteur de 5 milliards de dollars pour reconstruire la bande de Gaza, un territoire dévasté par plus de deux ans de guerre entre Israël et le Hamas. L’annonce officielle est prévue pour jeudi 19 février à Washington.
Un nouvel instrument international
Trump, qui s’est autoproclamé président du conseil, a fait cette annonce sur les réseaux sociaux, déclarant : « Le Conseil de la Paix prouvera qu’il est l’organe international le plus important de l’Histoire ». Créé à son initiative, le conseil doit tenir sa réunion inaugurale cette semaine. Au-delà du financement, Trump affirme que plusieurs nations sont prêtes à contribuer par des milliers de personnels pour une future force internationale de stabilisation. Cette force aurait pour mission de sécuriser Gaza et de superviser le désarmement du Hamas, comme prévu dans l’accord de cessez-le-feu parrainé par les États-Unis en octobre.
Recherche d’engagements et scepticisme
À ce jour, peu de capitales se sont publiquement engagées. Cependant, selon l’agence AP, l’Indonésie a informé la Maison Blanche qu’elle pourrait préparer jusqu’à 8 000 soldats d’ici fin juin 2026 pour une mission humanitaire et de maintien de la paix. Le défi financier reste immense. Les estimations conjointes de l’ONU, de la Banque mondiale et de l’Union européenne évaluent le coût de la reconstruction de Gaza à près de 70 milliards de dollars.
Initialement présenté comme un outil pour mettre fin à la guerre à Gaza, le Conseil de la Paix semble désormais incarner une ambition plus large. L’administration Trump vise à en faire un organe capable d’intervenir dans d’autres crises internationales. Cette initiative a suscité des inquiétudes chez plusieurs alliés européens, qui ont décliné les invitations à y participer, soupçonnant une tentative américaine de concurrencer ou de marginaliser le Conseil de sécurité des Nations Unies.
