Dans une décision politique significative, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) a demandé à ses fonctionnaires occupant des postes gouvernementaux au Khyber Pakhtunkhwa de quitter leurs fonctions au sein du parti pour permettre une réorganisation efficace. L’annonce a été faite mardi par Salman Akram Raja, secrétaire général du PTI, après sa rencontre avec le fondateur du parti, Imran Khan, actuellement incarcéré. Devant la prison d’Adiala, Raja a souligné que cette mesure était destinée à permettre à Junaid Akbar, récemment nommé président du PTI pour le Khyber Pakhtunkhwa, de revitaliser efficacement la section provinciale du parti.
Junaid Akbar a succédé à Ali Amin Gandapur, le ministre en chef, qui avait démissionné de son poste au sein du parti le mois précédent. Raja a noté que Khan a exprimé son soutien indéfectible aux dirigeants fidèles du parti et a qualifié d’irrélevants ceux qui ont été expulsés du PTI, une remarque interprétée comme une référence directe à Sher Afzal Marwat et Fawad Chaudhry, récemment écartés du parti.
Raja a également indiqué que les membres du PTI n’ayant pas communiqué avec le leadership du parti lors d’un vote parlementaire crucial sur le 26e amendement constitutionnel se verraient offrir une audience personnelle. Il a de plus informé Khan de la récente visite des leaders du parti au Sindh, durant laquelle Khan a réaffirmé son engagement en faveur des droits des habitants du Sindh.
Par ailleurs, Raja a exprimé des préoccupations concernant les conditions de détention de Khan, déclarant qu’il s’adresserait officiellement au Président de la Cour suprême du Pakistan à ce sujet. Malgré l’absence alléguée d’aménagements de base dans sa cellule, Khan aurait manifesté son mécontentement face à la récente défaite du Pakistan contre l’Inde dans la Champions Trophy, selon sa sœur, Aleema Khan.
Dans un développement distinct, le secrétaire à l’information centrale du PTI, Sheikh Waqas Akram, a critiqué la gestion fiscale du gouvernement, l’accusant de gaspillage des ressources publiques et avertissant contre le développement politique de Maryam Nawaz Sharif, ministre en chef du Pendjab. Akram a soutenu que de telles manœuvres politiques ne feraient qu’aggraver l’instabilité du pays et a affirmé que le public, de plus en plus conscient grâce à l’influence de Khan, résisterait à toute imposition antidémocratique.
Les dynamiques politiques en évolution au Khyber Pakhtunkhwa marquent une période critique pour le PTI qui cherche à consolider son influence et à relever les défis internes dans un paysage national complexe.