Dimanche après-midi, des dizaines de personnes se sont rassemblées à Paris pour réclamer justice suite à la mort d’un étudiant de 23 ans lié aux milieux nationalistes. Le rassemblement, organisé près de la Sorbonne, était marqué par des banderoles portant l’inscription « Antifas assassins, justice pour Quentin », en référence à Quentin Deranque, décédé samedi deux jours après une violente agression survenue à Lyon.
Les activistes présents ont rendu hommage à leur « camarade » et ont dénoncé le parti La France Insoumise (LFI), des chants de « LFI assassins » résonnant dans la foule. La manifestation était appelée par plusieurs groupes identitaires et nationalistes, dont Les Natifs, La Bastide Bordelaise et L’Oriflamme Rennes. Des personnalités d’extrême-droite, comme Marion Maréchal et Éric Zemmour, étaient présentes, tandis que des journalistes ont fait état de restrictions pour interroger librement les participants.
Quentin Deranque avait été agressé en marge d’une conférence de la députée européenne LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Hospitalisé dans un état grave jeudi soir, il est décédé de ses blessures samedi. Le parquet de Lyon a programmé une conférence de presse pour lundi afin de préciser les circonstances, indiquant que l’enquête se concentre désormais sur l’identification des auteurs directs de « violences volontaires et correctionnelles ». Une information judiciaire a été ouverte pour coups et violences aggravés ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Selon le collectif proche de l’extrême-droite Némésis, Quentin faisait partie d’un service d’ordre protégeant des manifestantes protestant contre la conférence. Sa famille conteste cette version, affirmant qu’il n’était impliqué dans aucun service de sécurité. Elle allègue qu’il a été attaqué par des militants antifascistes, certains liés à la Jeune Garde, un collectif cofondé en 2018 par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin 2025. La Jeune Garde a publié un communiqué dimanche pour nier toute responsabilité dans la mort de Quentin.
Cet incident attise les tensions politiques, la campagne municipale à Lyon étant déjà affectée par ses retombées. Les autorités poursuivent leur enquête sur l’agression tandis que la communauté cherche des réponses et des comptes.
