Le Pakistan a enregistré son deuxième décès lié au mpox, ont confirmé les autorités sanitaires. Ce dernier cas fournit des preuves solides d’une transmission communautaire locale au sein du pays.
**Profil du patient et issue fatale**
Un homme de 53 ans originaire de Faisalabad est décédé le 7 février alors qu’il était traité à l’Institut des sciences médicales du Pakistan (PIMS) à Islamabad. Les autorités hospitalières ont indiqué que le patient présentait des lésions cutanées et génitales sévères et étendues, compatibles avec une infection au mpox.
Le défunt avait des antécédents médicaux complexes. Il était un patient VIH connu, co-infecté par l’hépatite B et l’hépatite C. Les professionnels de santé impliqués dans sa prise en charge ont noté que son système immunitaire était gravement compromis, avec un taux de CD4 extrêmement bas. Il avait apparemment commencé une thérapie antirétrovirale seulement quelques mois avant son décès.
**Preuve d’une propagation domestique**
Les responsables de la santé ont souligné que le patient n’avait aucun antécédent de voyage international récent, ce qui indique que le virus du mpox circule au sein de la population pakistanaise. « L’absence d’antécédents de voyage dans ce cas pointe vers une transmission locale en cours », ont déclaré les autorités du ministère fédéral de la Santé et de l’Institut national de la Santé.
Cette évolution a accru les inquiétudes des experts en santé publique concernant la propagation domestique, des signes clairs de transmission communautaire étant désormais évidents. Le Pakistan avait enregistré 53 cas confirmés de mpox l’année dernière, principalement détectés par la surveillance aux points d’entrée et dans les hôpitaux.
**Vulnérabilité des personnes immunodéprimées**
Ce décès marque le deuxième décès lié au mpox dans le pays, après un premier décès signalé à Islamabad en décembre 2023. Les deux décès sont survenus chez des patients présentant des comorbidités importantes, notamment une infection par le VIH.
Les experts en santé publique notent que le mpox, qui se propage par contact physique étroit, y compris le contact peau à peau, peut provoquer une maladie particulièrement grave chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Le patient dans ce dernier cas avait ressenti des symptômes pendant environ un mois avant son admission à l’hôpital.
**Réponse de santé publique et recommandations**
Les autorités sanitaires ont lancé un traçage des contacts pour identifier et surveiller les personnes potentiellement exposées au patient. Les responsables insistent sur la nécessité de renforcer la surveillance, les systèmes de détection précoce et les mesures de contrôle des infections.
Les professionnels de santé sont exhortés à maintenir une vigilance accrue pour la reconnaissance précoce du mpox, en particulier chez les patients présentant des éruptions cutanées ou des lésions génitales inexpliquées. Le gouvernement a précisé que le mpox n’est pas une maladie aéroportée comme la COVID-19, et que des précautions de base, notamment éviter les contacts étroits avec les cas suspects et consulter rapidement un médecin en cas de symptômes inhabituels, peuvent réduire le risque de transmission.
Les experts soulignent l’importance d’un dépistage précoce, de l’isolement rapide des cas suspects et du démarrage d’un traitement en temps opportun, en particulier parmi les groupes à haut risque, dont les personnes immunodéprimées.
