Dans une décision visant à apporter un soulagement économique, le gouvernement pakistanais a choisi de ne pas augmenter les prix intérieurs des produits pétroliers, a annoncé le Premier ministre Shehbaz Sharif ce vendredi. Cette mesure intervient malgré une hausse significative des cours mondiaux du pétrole. Le chef du gouvernement a précisé que cette politique était conçue pour alléger le fardeau financier des citoyens.
Cette annonce précède la révision bihebdomadaire habituelle des prix des carburants. Elle fait suite à une forte augmentation de 55 roupies par litre pour l’essence et le diesel imposée seulement une semaine auparavant, le 6 mars. Cette hausse avait été attribuée à la flambée des prix internationaux, alimentée par les tensions persistantes entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a averti que ces tensions régionales continuaient de peser sur l’économie mondiale, représentant un risque significatif pour la stabilité financière du Pakistan. « Grâce à une élaboration opportune des politiques et une stricte discipline fiscale, nous nous efforçons de gérer la situation efficacement », a-t-il déclaré via les médias officiels.
Le gouvernement met en œuvre une stratégie d’austérité plus large pour gérer la crise. Lors d’une adresse à la nation le 9 mars, le Premier ministre a détaillé plusieurs mesures, notamment :
– La réduction des dépenses publiques à tous les niveaux, fédéral et provinciaux.
– La réduction de la semaine de travail officielle à quatre jours.
– La limitation des déplacements non essentiels pour économiser du carburant.
Ces étapes font partie des efforts visant à isoler le public de la hausse des coûts. Le Premier ministre a souligné que le gouvernement s’engageait à offrir un maximum de soutien et prenait activement des mesures pour économiser l’énergie.
La décision de maintenir les prix stables reflète un exercice d’équilibre entre les pressions du marché international et la fragilité économique nationale, alors que le Pakistan navigue dans un paysage énergétique mondial difficile.
