RAWALPINDI – Les forces armées pakistanaises ont publié dimanche une réponse cinglante, avertissant que toute aventure contre le pays déclencherait des conséquences qui ne resteraient ni géographiquement confinées ni stratégiquement acceptables pour New Delhi. Cette déclaration fait suite aux propos incendiaires du chef de l’armée indienne, Upendra Dwivedi, qui a suggéré de manière provocatrice que le Pakistan devait décider s’il souhaitait rester une partie de la géographie et de l’histoire.
Le Service de relations publiques interarmées (ISPR) a rejeté cette déclaration, affirmant que le Pakistan est une puissance nucléaire déclarée, d’importance mondiale et une partie indélébile de la géographie de l’Asie du Sud. L’aile médiatique de l’armée a qualifié l’état d’esprit des dirigeants indiens de « système de croyances délirant et hallucinatoire », motivé par l’idéologie hindutva, incapable de se résoudre à l’existence pacifique du Pakistan, même après huit décennies.
**Faillite stratégique et instabilité régionale**
L’ISPR n’a pas mâché ses mots, déclarant qu’un tel « état d’esprit orgueilleux, chauvin et myope » a historiquement poussé l’Asie du Sud vers des guerres et des crises. Le communiqué a souligné que menacer un État souverain doté de l’arme nucléaire d’une élimination géographique n’était pas un signal stratégique, mais reflétait une « faillite des capacités cognitives, une folie et une volonté de guerre ».
L’armée pakistanaise a souligné que l’Inde sait parfaitement que toute tentative d’anéantissement géographique serait mutuelle et totale. Le communiqué a insisté sur le fait que les États nucléaires responsables font preuve de retenue, de maturité et de sobriété stratégique, plutôt que de recourir à un langage de « suprématie civilisationnelle ou d’effacement national ».
**Accusations de terrorisme d’État**
Inversant la tendance, l’ISPR a souligné ce qu’elle décrit comme le bilan historiquement documenté de l’Inde en tant que source d’instabilité régionale. L’armée a accusé New Delhi de parrainer le terrorisme, de pratiquer des assassinats transnationaux et de servir de centre pour les campagnes mondiales de désinformation.
Le communiqué a suggéré que la posture agressive de New Delhi découlait moins de la confiance que de la frustration face à son incapacité à nuire au Pakistan, une réalité qui, selon elle, a été exposée lors de « Marka-e-Haq ». L’armée a averti les dirigeants indiens de ne pas pousser la région vers une nouvelle crise ou une guerre, ajoutant que les conséquences seraient dévastatrices pour toute la région et au-delà.
L’ISPR a conclu en exhortant l’Inde à se réconcilier avec l’importance du Pakistan et à apprendre à coexister pacifiquement.
