La Bourse de Karachi (PSX) a subi un net repli ce jeudi, mettant fin à son rebond de la veille. L’indice de référence KSE-100 a clôturé à 172 170,29 points, enregistrant une chute significative de 6 682,80 points, soit 3,74%, par rapport à la clôture précédente à 178 853,09 points. Les analystes attribuent cette vente généralisée à la prise de bénéfices et à une sensibilité des investisseurs toujours fragile.
Les principaux facteurs de la baisse
Les experts de marché pointent deux éléments clés derrière cette tendance baissière. « Les ventes étrangères continues et les résultats d’entreprises décevants » ont été cités par Mohammed Sohail, PDG de Topline Securities, comme les principaux moteurs du mouvement. La séance de trading, qui coïncidait avec le premier jour du Ramadan, a également été marquée par des volumes et une participation notablement plus faibles.
« Les volumes sont médiocres aujourd’hui en raison du premier jour du Ramadan et d’une activité généralement plus faible. La forte hausse d’hier entraîne une prise de bénéfices aujourd’hui, qui est susceptible de se poursuivre en fonction de la qualité des résultats », a déclaré AAH Soomro, analyste économique et financier indépendant.
Volatilité intrajournalière et contexte économique
L’indice a connu une forte volatilité, atteignant un plus haut intrajournalier à 179 279,74 points avant de plonger à un plus bas à 171 647,33 points. Ce repli intervient dans un contexte de signaux économiques mitigés. Des données récentes montrent que l’Investissement Direct Étranger (IDE) pour les sept premiers mois de l’exercice 2026 a chuté de 41% en glissement annuel pour atteindre 981,4 millions de dollars, bien que le mois de janvier ait enregistré une entrée nette de 173 millions de dollars.
Par ailleurs, la State Bank of Pakistan a maintenu son taux directeur à 10,5% le mois dernier, tandis que l’inflation a légèrement augmenté pour atteindre 5,8% en janvier contre 5,6% en décembre.
Tendances sectorielles et investissements étrangers
Une analyse des données de l’IDE révèle des défis spécifiques à certains secteurs :
* La Chine reste le plus grand investisseur, bien que son investissement net ait diminué, passant à 495,5 millions de dollars contre 857,1 millions de dollars un an plus tôt.
* Le secteur de l’énergie a vu ses entrées de capitaux chuter à 541,8 millions de dollars contre 890,3 millions de dollars.
* Le secteur des télécommunications a enregistré des sorties importantes de 442,7 millions de dollars.
* Les entreprises financières ont attiré 460 millions de dollars, en hausse par rapport aux 432,4 millions de dollars de l’année précédente.
La performance du marché sera suivie de près dans les prochaines séances, alors que les investisseurs évalueront les résultats des entreprises et les indicateurs économiques plus larges durant la période du Ramadan.
