Le rappeur américain Sean « P. Diddy » Combs a été transféré de l’établissement correctionnel fédéral de Fort Dix, dans le New Jersey, vers Allenwood Low, dans l’État voisin de Pennsylvanie, a confirmé le Bureau fédéral des prisons à l’AFP le vendredi 16 octobre.
Ce transfert intervient quelques semaines après des révélations de médias américains selon lesquelles le magnat de la musique vivait de manière fastueuse derrière les barreaux, dépensant des milliers de dollars par mois pour « transposer son mode de vie haut de gamme dans cette prison à sécurité minimale », selon NBC News.
Des privilèges allégués en détention
D’après ces informations, le rappeur de 56 ans serait parvenu à se procurer du cognac Hennessy, des téléphones portables introduits en fraude et des antidépresseurs pendant son incarcération. Il aurait également payé généreusement plusieurs codétenus pour préparer ses repas, nettoyer sa cellule et lui prodiguer des massages.
Le Bureau fédéral des prisons est resté discret sur les raisons de ce transfert. « Pour des raisons de confidentialité, de sûreté et de sécurité, nous ne commentons pas les conditions de détention des personnes sous notre garde, y compris les motifs d’un transfert », a déclaré un porte-parole.
Des versions contradictoires sur une altercation
TMZ a rapporté que Combs, dont le vrai nom est Sean John Combs, avait récemment subi une blessure à la tête lors d’une rixe avec un autre détenu à Fort Dix et avait dû être conduit hors de la prison pour recevoir des soins médicaux. Le Bureau fédéral des prisons a démenti cette version, affirmant à l’Associated Press que cette histoire « est fausse et ne s’est pas produite ».
Une condamnation au terme d’un procès retentissant
Combs a été condamné en 2025 à l’issue d’un procès très médiatisé qui a détaillé les séances « freak-off » sous emprise de drogues qu’il organisait, durant lesquelles des femmes — dont son ancienne compagne, la chanteuse Casandra Ventura — étaient contraintes de participer.
Le jury l’a acquitté des chefs d’accusation les plus graves, à savoir la traite sexuelle et l’association de malfaiteurs, mais l’a reconnu coupable de deux chefs liés au transport de personnes entre États à des fins de prostitution. Sean John Combs doit sortir de prison en mars 2028.
