Un homme soupçonné d’être impliqué dans l’incendie de la mairie de Limoges a été interpellé en Haute-Vienne, selon des sources proches de l’enquête. Le sinistre, qui s’est déclaré le samedi 17 octobre en marge de manifestations dans la ville, a provoqué l’effondrement du beffroi de l’hôtel de ville plus tard dans la soirée.
Un militant d’extrême gauche identifié
L’individu a été arrêté le mardi 20 octobre au Val d’Issoire, une commune du département de la Haute-Vienne. Une source proche du dossier le décrit comme « un homme de 40 ans originaire de la Creuse, un militant d’extrême gauche déjà fiché S » — le registre français des personnes signalées pour des menaces potentielles à la sécurité.
La même source précise que le suspect était « déjà connu de nos services pour des actes de violence envers des personnes dépositaires de l’autorité publique ».
La SDAT cosaisie
La SDAT, sous-direction antiterroriste de la police judiciaire française, a été cosaisie dans cette affaire aux côtés de la police de la Haute-Vienne. Le parquet national antiterroriste n’a pas formellement pris en charge l’enquête à ce stade, mais en suit le déroulement de près.
Des violences lors des manifestations
L’incendie de la mairie de Limoges s’est produit en marge de manifestations organisées dans toute la France le 17 octobre, une journée marquée par des troubles généralisés, des pillages et des affrontements avec les forces de l’ordre dans plusieurs villes. L’effondrement du beffroi — un repère du centre historique de la ville — est devenu un symbole des violences de cette journée.
Cette interpellation intervient alors que les autorités font face à des critiques croissantes sur les défaillances de sécurité pendant les manifestations. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes, notamment par l’IGPN, l’organe de contrôle de la police française, sur la gestion des troubles.
