La conférence épiscopale nie toute implication
La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a déclaré jeudi n’avoir pris aucune part à une séance de prière tenue dans le Bureau ovale en présence du président Donald Trump. Cette mise au point intervient après que la Maison-Blanche a présenté la rencontre comme un rassemblement de « évêques et archevêques catholiques ».
« Ce n’est pas quelque chose qui a été organisé par la Conférence. Ce n’est pas lié à la Conférence. Je n’ai pas d’autres informations », a indiqué à l’AFP Chieko Noguchi, porte-parole de l’USCCB.
Une vidéo de 27 secondes à l’origine de la controverse
La séance a été rendue publique par Margo Martin, conseillère du président, qui a diffusé une vidéo de 27 secondes montrant Trump assis à son bureau, entouré de religieux portant le col romain. Sur les images, l’une des figures religieuses pose une main sur l’épaule du président et prie à voix haute.
« Des archevêques et évêques catholiques prient avec le président Trump dans le Bureau ovale », a écrit Margo Martin dans sa publication, accompagnée d’un emoji en forme de cœur. Une source de la Maison-Blanche a précisé que treize prélats avaient participé à ce moment, dont les archevêques de Denver, Milwaukee et Kansas City.
Un précédent et des relations tendues
Ce n’est pas la première fois qu’un tel épisode est documenté depuis le retour de Trump à la présidence. En 2025, à l’occasion de la Journée nationale de la prière, organisée chaque année le premier jeudi de mai, la Maison-Blanche avait diffusé une vidéo similaire montrant un homme à genoux devant Trump tandis que des représentants de diverses confessions chantaient « Amazing Grace ». Un an plus tard, le républicain a organisé un marathon de « prière nationale » sur le National Mall à Washington, adjacent à la Maison-Blanche, en partie financé par des fonds publics.
Les relations entre l’administration Trump et l’Église catholique sont toutefois marquées par des tensions. Le pape Léon XIV a critiqué à plusieurs reprises la politique présidentielle d’expulsion des migrants.
Contacté par l’AFP, un porte-parole de la Maison-Blanche a assuré qu’« il n’y a jamais eu de meilleur président pour les catholiques américains que le président Trump ».
Les zones d’ombre de l’épisode
L’USCCB, instance nationale représentant les évêques catholiques aux États-Unis, affirme que la rencontre au Bureau ovale n’a été ni organisée par la Conférence ni liée à elle. La Maison-Blanche, de son côté, décrit les participants comme des évêques et archevêques catholiques et indique que treize prélats étaient présents.
Cette divergence laisse ouverte la question de l’organisateur de la séance et de l’autorité sous laquelle les religieux y ont pris part. L’épisode s’inscrit dans un contexte plus large de frictions entre l’administration et les responsables catholiques, notamment sur l’application des lois migratoires.
