Un affrontement militaire majeur entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’est transformé en un conflit régional à grande échelle, caractérisé par des attaques massives de drones et de missiles, des frappes sur des infrastructures critiques et des avertissements concernant des retombées économiques catastrophiques.
**Attaques généralisées et montée des victimes**
Les rapports indiquent que l’Iran a tiré environ 2 000 drones et 500 missiles vers des bases américaines dans les pays arabes. En représailles, les États-Unis affirment avoir frappé plus de 5 000 cibles durant les 10 premiers jours de la guerre. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) a déclaré avoir attaqué une importante raffinerie de pétrole israélienne à Haïfa avec des drones et frappé une base aérienne américaine dans la région du Kurdistan irakien avec des missiles.
Du côté israélien, le ministère de la Santé a rapporté que 191 personnes avaient été hospitalisées sur une période de 24 heures, portant le total des admissions à l’hôpital liées à la guerre à 2 339. Des victimes civiles sont à déplorer, dont un décès suite à une frappe de missile iranien dans la ville de Yehud.
**Impasses politiques et dynamiques de leadership**
Les efforts diplomatiques semblent au point mort, l’Iran insistant pour que toute négociation exige un arrêt complet des attaques et des garanties contre de futures frappes. « Nous n’avons pas commencé la guerre mais nous la finirons », a déclaré la porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani. Pendant ce temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a juré de poursuivre l’offensive, affirmant : « nous leur brisons les os — et nous n’avons pas encore fini ».
Dans une réaction politique notable, l’ancien président américain Donald Trump a exprimé sa déception face à l’ascension rapportée de Mojtaba Khamenei comme prochain guide suprême de l’Iran. Le président russe Vladimir Poutine aurait, lors d’un appel téléphonique, exhorté Trump à mettre fin rapidement à la guerre.
**Répercussions économiques et sécuritaires mondiales**
Le conflit envoie des ondes de choc à travers les marchés mondiaux et les alliances de sécurité. Amin Nasser, PDG de Saudi Aramco, a mis en garde contre des conséquences « catastrophiques » pour les marchés pétroliers mondiaux si le transport maritime ne peut pas reprendre dans le détroit stratégique d’Ormuz, évoquant des stocks mondiaux déjà très bas.
L’OTAN a pris des mesures pour renforcer les défenses régionales, la Turquie confirmant le déploiement d’un système de défense aérienne américain Patriot dans sa province de Malatya. La communauté internationale réagit, le ministère chinois des Affaires étrangères annonçant le retour en sécurité de plus de 10 000 citoyens chinois de plusieurs pays du Moyen-Orient.
L’Iran a également accusé l’Union européenne d’« hypocrisie » pour son silence concernant une attaque signalée contre une école dans la ville iranienne de Minab, compliquant davantage le paysage diplomatique.
