Les opérations militaires conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran ont plongé le Moyen-Orient dans une crise profonde. Les médias d’État iraniens font état d’un bilan dépassant les 1 000 morts. Les frappes, qui ont commencé durant le week-end, ont ciblé des infrastructures militaires à travers le pays et ont abouti, selon les rapports iraniens, à l’assassinat du Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei.
Le conflit s’est étendu au-delà des frontières de l’Iran. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a confirmé qu’un sous-marin américain a torpillé et coulé la frégate iranienne IRIS Dena dans l’océan Indien, laissant près de 150 personnels portés disparus. Parallèlement, les systèmes de défense aérienne de l’OTAN ont intercepté et détruit un missile balistique lancé depuis l’Iran et entré dans l’espace aérien turc via l’Irak et la Syrie. Les autorités turques ont déclaré que le missile était probablement hors trajectoire, visant une base à Chypre grecque.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a signalé des dommages visibles sur deux bâtiments près du site nucléaire d’Ispahan en Iran, mais a confirmé qu’il n’y avait eu aucune libération radiologique ni dommage aux installations contenant du matériel nucléaire. Le paysage politique évolue rapidement en Iran, où des rapports indiquent que Mojtaba Khamenei, le fils du défunt Guide suprême, a été élu comme son successeur. Les funérailles nationales de l’Ayatollah Khamenei ont été reportées.
Les canaux diplomatiques sont sous forte tension. Un haut conseiller du défunt Guide suprême a déclaré que l’Iran ne négocierait pas avec les États-Unis, affirmant que Téhéran n’avait « aucune confiance en les Américains ». Dans une tentative d’éviter une escalade supplémentaire, le Pakistan s’active à dissuader l’Iran de frapper l’Arabie saoudite.
La crise a provoqué de vives réactions internationales. Le président français Emmanuel Macron a condamné les opérations américano-israéliennes comme « illégales » et a ordonné le déploiement d’un porte-avions dans la région. Les États-Unis ont autorisé le départ du personnel gouvernemental non urgent d’Arabie saoudite et d’Oman. L’armée israélienne a averti que l’Iran conservait une « capacité significative » à lancer des missiles malgré les frappes en cours contre ses lanceurs.
Alors que la situation reste volatile, le risque d’une guerre régionale élargie continue de s’intensifier, les puissances mondiales se positionnant et les acteurs régionaux tentant de contenir les retombées.
