Les autorités sanitaires de l’île de La Réunion ont confirmé deux nouveaux cas de Mpox, également connu sous le nom de variole du singe (monkeypox). Ce diagnostic porte à quatre le nombre total d’infections confirmées dans le département d’outre-mer français depuis le début de l’année.
**Un cluster familial lié à un cas importé**
Selon un communiqué publié lundi 23 février par l’Agence Régionale de Santé (ARS) de La Réunion, les deux nouveaux patients sont liés à un second cas importé de Madagascar confirmé le 9 février. L’agence précise que les deux individus résident à la même adresse, ce qui indique la formation d’un cluster familial de cette infection virale.
**Une campagne de vaccination préventive est lancée**
Face à la circulation observée du virus dans la zone de l’océan Indien, notamment à Madagascar, l’ARS a lancé une campagne de vaccination préventive à partir du 9 février. Cette campagne cible les publics les plus exposés, à savoir :
* Les voyageurs se rendant dans des zones de circulation active du virus et pouvant avoir des expositions à risque potentielles.
* Les personnes ayant des partenaires sexuels multiples et les travailleurs du sexe.
* Les professionnels de santé exposés au risque.
* Les personnes immunodéprimées.
Les vaccinations sont réalisées sur rendez-vous dans trois centres de l’île. Le schéma vaccinal comprend deux doses espacées de quatre semaines, la protection complète étant considérée comme effective deux semaines après la seconde injection. Une seule dose est requise pour les personnes précédemment vaccinées contre la variole dans leur enfance.
**Symptômes et recommandations sanitaires**
Le Mpox est une infection virale qui se manifeste principalement par une éruption cutanée ou des ulcérations des muqueuses, parfois accompagnées de fièvre, de maux de tête et d’un gonflement des ganglions lymphatiques. La transmission s’effectue par contact étroit avec les lésions ou les muqueuses d’une personne infectée, ou via le contact avec des objets contaminés.
L’ARS réitère ses conseils : toute personne présentant des symptômes évocateurs, en particulier les voyageurs de retour de Madagascar ou d’autres zones de circulation active du virus, doit contacter sans délai son médecin ou les services d’urgence, et s’isoler en attendant un avis médical.
