Première attaque : incendie et panne d’électricité à bord
Deux pétroliers ont été touchés par des « projectiles non identifiés » dans la région du détroit d’Ormuz, selon l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO.
La première attaque « a provoqué un incendie initial et une panne d’électricité à bord », a indiqué l’agence dans un communiqué. L’incendie a ensuite été éteint, et UKMTO a confirmé qu’aucune « victime » n’était signalée et qu’aucun « impact environnemental » n’avait été observé.
Le navire, qui sortait du détroit au moment de l’incident, a pu reprendre sa route, selon la même source, qui n’a pas précisé la nationalité du bâtiment ni ses ports d’origine et de destination.
Un second navire visé à l’est d’Oman
La seconde attaque s’est produite à quatre milles marins (7,4 km) à l’est d’Oman, a averti UKMTO dans une publication distincte. Ce pétrolier a également été touché par un « projectile inconnu », sans que des victimes ou un impact environnemental soient là encore signalés.
Un passage stratégique au cœur du conflit
Le détroit d’Ormuz, par lequel un cinquième des hydrocarbures mondiaux transitait avant la guerre, se trouve au cœur du conflit déclenché fin février par les États-Unis et Israël avec des frappes sur l’Iran. Depuis, la République islamique revendique le contrôle du passage et a largement paralysé le trafic maritime, tandis que Washington a imposé en réponse un blocus sur les ports iraniens.
Une accalmie est observée sur le terrain ces dernières semaines : les États-Unis n’ont pas frappé l’Iran depuis le 1er septembre, même si des navires sont régulièrement visés dans le détroit d’Ormuz.
