Un homme de 39 ans, déjà connu des services de police, a été arrêté après une fusillade meurtrière traversant deux communes du département des Yvelines, à l’ouest de Paris. L’attaque a fait un mort et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans. Le suspect, identifié comme Kevin T., détenait de la cocaïne, des grenades lacrymogènes et une mitraillette datant de la Seconde Guerre mondiale, selon une source policière.
Le parquet antiterroriste saisi
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a pris en charge l’enquête et n’a pas écarté, à ce stade, la piste d’un mobile raciste, a indiqué le parquet. L’affaire a profondément marqué le pays, la détermination apparente du suspect à tuer étant comparée à une « odyssée meurtrière » entre les communes de Trappes et de La Verrière.
Une matinée de tirs
Les faits se sont déroulés vendredi matin, peu après 10 heures. Au volant d’une Renault Clio grise, Kevin T. — décrit comme brun aux cheveux courts, portant un sweat-shirt bleu et un jean — s’est d’abord rendu à Trappes. Tirant depuis l’intérieur de son véhicule, il a ouvert le feu près du square Van Gogh, à proximité de la poste, au square Pergaud, à la station-service Esso sur la RN10 et devant un centre de santé, a rapporté une source policière.
Il a ensuite poursuivi sa route vers La Verrière, où ses tirs ont visé les abords de la pharmacie du Bois-de-l’Étang et de la gare SNCF. C’est là qu’une fillette de 12 ans a été touchée par huit balles, selon Nicolas Dainville, le maire de la commune. Elle a été transportée dans un état critique à l’hôpital Necker, à Paris.
Interpellation et arsenal
Kevin T. a été rapidement interpellé par des agents de la brigade anticriminalité (BAC) de Saint-Quentin-en-Yvelines à Coignières. Lors de la fouille, les forces de l’ordre ont découvert de la cocaïne, des grenades lacrymogènes et une mitraillette remontant à la Seconde Guerre mondiale. Le suspect est également soupçonné d’avoir piégé son appartement avec des bouteilles de gaz, un détail qui a accru les craintes lors de l’opération.
Le suspect était déjà connu des services de police avant l’attaque, ce qui soulève des questions sur les circonstances dans lesquelles un homme au passé judiciaire a pu se procurer une arme de type militaire et perpétrer une telle équipée dans deux communes.
Enquête en cours
Des témoins ont décrit des scènes de panique. Un habitant a raconté avoir entendu quelqu’un « faucher tout le monde » alors que le tireur se déplaçait de Trappes à La Verrière. La saisine du PNAT souligne la gravité avec laquelle les autorités traitent cette affaire, les enquêteurs cherchant à déterminer si les victimes ont été choisies au hasard ou délibérément ciblées.
Alors que l’enquête se poursuit, les habitants des deux communes doivent faire face à une matinée de violence qui a soulevé de difficiles questions sur la sécurité publique, le trafic d’armes et les motivations d’une attaque qu’un responsable a qualifiée de tentative de « carnage ».
