Les futures lignes automatiques 16 et 17 du métro, en construction dans le nord et l’est de Paris, n’entreront pas en service avant 2028 et 2029 respectivement, au lieu de 2027 et 2028 comme prévu initialement. C’est la Société du Grand Paris (SGP), l’organisme public chargé du chantier, qui l’a annoncé jeudi.
Ce calendrier révisé fait suite à un premier report annoncé en juin pour l’ouverture de la section sud de la ligne 15. Il s’accompagne d’une « étude approfondie » menée avec les industriels responsables des systèmes d’automatisation et de contrôle centralisé destinés à l’ensemble du réseau francilien.
De nouveaux calendriers pour les lignes 16 et 17
Selon le nouveau calendrier, la ligne 16 — qui relie Saint-Denis Pleyel, dans le nord de la capitale, à Noisy-Champs, à l’est — devait ouvrir fin 2027. Sa première section, entre Saint-Denis Pleyel et Parc du Blanc-Mesnil, est désormais attendue à l’automne 2028. Un second tronçon, entre Parc du Blanc-Mesnil et Noisy-Champs, est repoussé à l’automne 2029, soit un retard de deux ans.
Sur la ligne 17, qui partira également de Saint-Denis pour rejoindre Le Mesnil-Amelot au nord de Paris via le parc des expositions de Villepinte et l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, une première section reliant Saint-Denis à l’aéroport du Bourget doit désormais ouvrir à l’automne 2028, au lieu de l’automne 2027. La section entre l’aéroport du Bourget et le Parc des Expositions, prévue pour 2028, est reportée à l’automne 2029. Le dernier tronçon de la ligne 17, entre le Parc des Expositions et Le Mesnil-Amelot, reste inchangé, avec une ouverture prévue en 2030.
L’ire des élus locaux
« Notre déception est à la hauteur de l’attente suscitée par l’arrivée de ces nouvelles lignes de métro en Seine-Saint-Denis », ont déclaré dix maires du département et le président du conseil départemental, Stéphane Troussel, dans un communiqué commun.
Les élus ont réclamé la fin de ce qu’ils qualifient de « retards successifs des lignes 16 et 17 », soulignant une frustration grandissante dans l’un des territoires qui devaient le plus bénéficier des nouvelles infrastructures de transport.
Des inquiétudes croissantes autour du projet
Ces reports à répétition interrogent le déploiement global du Grand Paris Express, l’un des plus grands projets de transport urbain d’Europe. Les retards des lignes 15, 16 et 17 surviennent alors que la SGP s’efforce de résoudre des difficultés techniques liées aux systèmes automatisés qui exploiteront le réseau.
Le projet vise à relier les banlieues parisiennes, à réduire la saturation des lignes existantes et à stimuler le développement économique en Île-de-France. Mais ces contretemps à répétition alimentent les inquiétudes des collectivités locales, qui attendent depuis longtemps une amélioration de leur desserte en transports publics.
