L’armée pakistanaise a affirmé qu’elle irait « sans limite » pour défendre l’Arabie saoudite contre les attaques croissantes, alors que l’intensification des frappes houthies met à l’épreuve les nouveaux accords de défense collective entre Islamabad et Riyad.
Un engagement « inconditionnel »
Le directeur général des Inter-Services Public Relations, le lieutenant-général Ahmed Sharif Chaudhry, a pris cet engagement lors d’un entretien jeudi, soulignant que le soutien du Pakistan au Royaume dépasse les gestes diplomatiques.
« Le Pakistan se tient pleinement aux côtés du Royaume d’Arabie saoudite, tant sur le plan diplomatique que physique », a déclaré M. Chaudhry. « Et je voudrais souligner ici le mot physique… Nous irons sans limite. »
Le chef de l’ISPR a indiqué que l’engagement du Pakistan incluait la protection de l’Arabie saoudite et des deux lieux les plus saints de l’islam, à La Mecque et à Médine.
« Il ne devrait y avoir aucun doute là-dessus », a-t-il dit. « En résumé, nous sommes présents et nous continuerons à défendre le Royaume d’Arabie saoudite contre toute agression. »
M. Chaudhry a qualifié la relation entre les deux nations de profondément enracinée et indestructible.
« Notre engagement envers la sécurité saoudienne est inconditionnel », a-t-il affirmé. « Il découle d’un lien émotionnel, profondément enraciné, historique et indestructible entre les peuples du Pakistan et du Royaume d’Arabie saoudite, entre les dirigeants politiques et militaires des deux pays. »
Aucune divulgation sur d’éventuelles demandes militaires
Interrogé sur la question de savoir si Riyad avait demandé des troupes pakistanaises, des systèmes de défense aérienne ou une participation directe contre les Houthis, M. Chaudhry a refusé de divulguer si une telle demande avait été formulée.
Il a noté que la direction politico-militaire du Pakistan reste en communication continue avec les dirigeants saoudiens sur toutes ces questions.
Une démarche diplomatique pour une résolution pacifique
Au-delà des engagements militaires, M. Chaudhry a indiqué que la direction politique du Pakistan, le ministère des Affaires étrangères et d’autres responsables consultaient les gouvernements régionaux pour rechercher « une issue négociée et pacifique » à la crise plus large.
Il a décrit le mémorandum d’entente d’Islamabad comme « un document de consensus qui, selon nous, constitue la seule véritable voie à suivre pour sortir de cette situation militaire complexe ».
Interrogé sur la question de savoir si le Pakistan s’attendait à ramener bientôt Washington et Téhéran à la table des négociations, M. Chaudhry n’a donné aucun calendrier, affirmant qu’Islamabad continuait de chercher un terrain d’entente malgré la méfiance et ce qu’il a décrit comme des « fauteurs de troubles » et des « détracteurs ».
« Cet effort se poursuit donc », a-t-il dit.
