Le Premier ministre Shehbaz Sharif a fermement condamné l’assassinat du Guide suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, dans ce que les médias d’État iraniens ont décrit comme des frappes aériennes conjointes des États-Unis et d’Israël. Il a qualifié cet acte de violation flagrante des normes internationales.
Une violation grave des conventions
Dans une déclaration publiée sur la plateforme de réseaux sociaux X, le chef du gouvernement pakistanais a affirmé que prendre pour cible un chef d’État constitue une infraction au droit international de longue date. « C’est une convention ancienne que les chefs d’État ou de gouvernement ne doivent pas être pris pour cibles », a déclaré le Premier ministre Shehbaz, exprimant la condamnation officielle du Pakistan concernant l’incident signalé le 28 février.
Le Pakistan solidaire de l’Iran
Le Premier ministre a présenté les plus sincères condoléances du Pakistan au gouvernement iranien et à son peuple. « Le gouvernement et le peuple du Pakistan se joignent au peuple iranien en cette heure de deuil et de chagrin », a-t-il déclaré, qualifiant la mort de Khamenei de martyre et de « perte irréparable ». Le président Asif Ali Zardari a également publié une déclaration séparée exprimant sa profonde tristesse face à cet événement.
L’Iran déclare le deuil national et annonce un plan de transition
En réaction à la mort de son leader, le gouvernement iranien a déclaré 40 jours de deuil national et sept jours de congés publics, selon l’agence de presse étatique Fars. La télévision d’État iranienne a rapporté qu’un conseil de direction transitoire, incluant le président Masoud Pezeshkian et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei, guidera le pays pendant la période intérimaire.
Répercussions régionales et montée des tensions
Cet assassinat a déclenché des répercussions régionales immédiates. Au Pakistan, des manifestations ont éclaté dans les grandes villes, des rapports locaux faisant état de plusieurs morts à Karachi. Le gouvernement pakistanais aurait également averti le Conseil de sécurité de l’ONU que cette attaque risque de provoquer un embrasement régional plus large, soulignant l’aggravation sévère des tensions au Moyen-Orient.
