Les Contrats de Service Civique Réouvrent pour Signature Après Suspension Temporaire

Les Contrats de Service Civique Réouvrent pour Signature Après Suspension Temporaire

La suspension des nouveaux contrats de Service Civique, en vigueur depuis le 1er février, a été levée le lundi 10 février, d’après l’agence du Service Civique. Les organisations agréées, qui peuvent inclure des bénévoles dans des missions, peuvent à présent reprendre la préparation des accords pour des missions débutant à partir du 24 février. Cette interruption temporaire était due à des retards dans l’approbation du budget, bien que les contrats finalisés avant le 1er février n’aient pas été affectés.

Le Ministère des Comptes Publics avait conseillé à l’agence de traiter les cas individuels avec soin, notamment ceux concernant les missions internationales et les bénévoles étrangers en France. Les missions déjà établies à Mayotte sont restées intactes. Cependant, des préoccupations ont surgi pour les jeunes qui devaient commencer leurs missions le 1er février mais n’avaient pas encore signé leurs contrats. Mickaël Huet, Délégué Général du « Mouvement Associatif », a exprimé sa frustration, affirmant qu’aucune solution n’a encore été trouvée pour ces cas.

Fin janvier, l’agence du Service Civique a rassuré les organisations en indiquant que 70 % des jeunes bénévoles commencent généralement leurs missions entre septembre et décembre, avec 61 800 participants. L’agence a souligné que la majorité des missions ne sont pas affectées par la suspension temporaire.

La proposition de budget de l’État pour 2025, présentée par la Commission Mixte Parlementaire, inclut 580 millions d’euros alloués au Service Civique, soutenant 150 000 contrats, en cohérence avec les chiffres de 2024. Amélie de Montchalin, Ministre des Comptes Publics, l’a annoncé lors d’une session de questions au gouvernement. Cependant, le budget a suscité des préoccupations, notamment dans le secteur associatif, car il reflète une réduction de 20 millions d’euros par rapport à 2024.

Huet a averti que les coupes budgétaires pourraient soit réduire le nombre de contrats de Service Civique en 2025, soit raccourcir la durée moyenne des contrats, actuellement fixée à huit mois. Il a souligné que la valeur fondamentale du programme réside dans son engagement à long terme, qui pourrait être compromis par ces changements.

Par ailleurs, l’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) a critiqué la suspension budgétaire et l’initiative « pass culture », gérée par le Ministère de l’Éducation, les qualifiant de « manœuvres politiques » visant à freiner l’activisme étudiant avant la présentation du budget 2025 le 6 février.