Paola Locatelli, influenceuse devenue actrice à 21 ans, dénonce publiquement l’hypersexualisation qu’elle a subie pendant son adolescence sur les réseaux sociaux. Connue pour ses rôles dans des séries et films, dont le récent « LOL 2 », elle a construit sa notoriété initiale sur Instagram et YouTube dès son entrée dans l’adolescence.
Lors d’un récent épisode de son podcast « Sipsters », Locatelli est revenue sur ses débuts en ligne, une période qui l’a exposée prématurément à des hommes plus âgés. « J’ai commencé à poster des photos sur les réseaux sociaux… en étant très active sur Instagram, et c’est à ce moment-là que j’ai beaucoup développé ma poitrine », a-t-elle raconté. Elle avait alors 14 ou 15 ans.
« Je ne réalisais pas à quel point j’étais hypersexualisée par des hommes plus âgés », a-t-elle poursuivi, précisant qu’elle n’avait pleinement saisi le phénomène que récemment. Elle a décrit avoir reçu des messages directs de personnalités en vue. « Je recevais des DM de tous les footballeurs… même des acteurs. Honnêtement, si je disais les noms, je pourrais mettre fin à des carrières. »
Locatelli considère aujourd’hui ces interactions comme clairement prédatrices. « J’avais 14 ans, tout le monde le savait », a-t-elle affirmé. « Même si les gens disaient : ‘Elle paraît plus vieille que son âge’, on voyait que j’avais un visage de bébé. » Avec le recul, elle constate : « Maintenant que j’ai 21 ans et que je me regarde à 14 ans, j’étais un bébé. »
Elle estime que les hommes qui la contactaient en étaient parfaitement conscients. « Il y a dix ans, c’était vraiment… c’étaient des pédophiles, honnêtement », a-t-elle conclu. « Quand je repense aux moments où, à 15 ans, j’acceptais de parler avec des mecs, alors qu’aujourd’hui je ne le ferais jamais, je me dis qu’ils ont vraiment profité de ma vulnérabilité. »
L’influenceuse a également noté que les photos en maillot de bain ou décolletées généraient plus de « likes » et de partages, un dynamisme qu’elle avait initialement mal interprété. « Je suis tombée dans le panneau », a-t-elle admis. « Je me disais : ‘Ah, super, je suis la petite Instagram baddie.’ Avec le recul, ça me dégoûte, mais j’étais jeune. »
Le témoignage de Paola Locatelli s’ajoute au débat public sur la protection des mineurs sur les réseaux sociaux, la prévalence des violences sexuelles en ligne et les pressions de grandir sous les projecteurs numériques. Son expérience souligne la relation complexe entre la quête de validation en ligne et le risque d’exploitation.
