Un incident insolite survenu à Seine-Saint-Denis a suscité de vives réactions. Un garçon de trois ans a passé plusieurs heures à l’école maternelle Jean-Baptiste-Du-Hamel à Neuilly-sur-Marne avec une souris morte dans sa pantoufle. Cette découverte a ravivé les inquiétudes au sujet des problèmes persistants de rongeurs dans la région.
La mère de l’enfant a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, qualifiant la situation d’« incroyable, scandaleuse et honteuse ». Sa publication, accompagnée d’une photo de la pantoufle et de la souris morte, a rapidement attiré l’attention. Heureusement, après une visite préventive à l’hôpital, il a été confirmé que l’enfant n’avait subi aucune blessure.
L’incident a attiré l’attention des responsables locaux. Thomas Portes, député de la région, a condamné cette situation, soulignant les risques sanitaires potentiels pour les enfants. Il a exhorté les autorités locales à mettre en place des mesures plus efficaces pour résoudre le problème récurrent de rongeurs.
Le problème d’infestation par les rongeurs dans les écoles de Neuilly-sur-Marne n’est pas nouveau. Une campagne préventive a été menée au printemps dernier, suivie d’un autre rapport en septembre lorsque des fournitures scolaires ont été trouvées rongées et des excréments découverts par les enseignants. En janvier, la municipalité a mené deux interventions supplémentaires, utilisant à la fois des traitements chimiques et des furets pour lutter contre les nuisibles.
Zartoshte Bakhtiari, maire de Neuilly-sur-Marne, a défendu les mesures actuelles, affirmant que la présence d’une souris morte indique l’efficacité de leurs protocoles. Il a souligné la réponse rapide de la municipalité à tout signalement d’infestation, notant que des interventions urgentes sont effectuées rapidement, même à un coût accru.
Cependant, la situation a également suscité la controverse et des allégations de manipulation politique. Le maire Bakhtiari a exprimé son inquiétude face à ce qu’il perçoit comme une « instrumentalisation » de l’incident, suggérant des tensions sous-jacentes avec l’administration de l’école. Il a exhorté toutes les parties à rester raisonnables dans les discussions en cours.
L’incident continue d’attirer l’attention du public, alors que les débats sur l’adéquation des mesures actuelles et les implications plus larges pour la gouvernance locale se poursuivent.
