Une frappe militaire coordonnée des États-Unis et d’Israël a entraîné la mort du Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, ainsi que du chef d’état-major des armées et du ministre de la Défense du pays, a confirmé la télévision d’État iranienne ce dimanche. L’attaque, qui, selon des sources iraniennes, a tué au moins 201 personnes, marque une escalade dramatique des tensions régionales et a provoqué des promesses de représailles sévères de la part de Téhéran.
Des renseignements de la CIA auraient guidé les frappes de précision. Selon un rapport du New York Times citant des sources proches de l’opération, les renseignements américains de la CIA ont été déterminants. L’agence avait pisté Khamenei pendant des mois et fourni à Israël l’information que le Guide suprême assisterait à une réunion de hauts responsables dans un complexe dirigeant à Téhéran samedi matin. Les frappes, initialement prévues de nuit, ont été ajustées pour cibler le complexe vers 9h40 heure locale.
Outre Khamenei, l’attaque a coûté la vie à des figures de sécurité iraniennes de premier plan, dont le chef des Gardiens de la révolution, le général Mohammad Pakpour, et le haut conseiller en sécurité Ali Shamkhani.
Le président russe Vladimir Poutine a condamné le meurtre comme un « assassinat cynique » violant le droit international, exprimant ses condoléances dans un communiqué du Kremlin. En Iran, le président Masoud Pezeshkian a déclaré que venger la mort de Khamenei était un « devoir et un droit légitimes » pour la République islamique. Le groupe palestinien Hamas a pleuré Khamenei, qualifiant l’attaque d' »odieuse » et en rejetant les conséquences sur la stabilité régionale sur les États-Unis et Israël.
Un processus de transition officiel doit commencer en Iran, la télévision d’État rapportant la nomination de l’Ayatollah Arafi comme membre juriste d’un conseil de direction chargé d’assumer temporairement le rôle de Guide suprême. La crise a poussé d’autres acteurs régionaux à activer des protocoles d’urgence, avec des signalements de fumée s’élevant du port de Jebel Ali à Dubaï suite à ce qui a été décrit comme une attaque iranienne.
Cet incident suit un avertissement de l’ancien président américain Donald Trump, qui avait déclaré que l’Amérique les « frapperait avec une force jamais vue auparavant » en cas de provocation, soulignant le climat volatile qui a précédé ces frappes.
