Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu visite aux troupes dans le sud du Liban dimanche, affirmant que les forces israéliennes avaient « contenu la menace d’une invasion » du Hezbollah. Cette visite intervient à peine deux jours avant des pourparlers trilatéraux prévus à Washington impliquant des responsables libanais, israéliens et américains. La déclaration de Netanyahu, faite en portant un gilet pare-balles, souligne l’intensité persistante du conflit. Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré qu’il œuvrait à l’arrêt des hostilités tout en exigeant un retrait israélien complet.
Parallèlement aux actions militaires, les canaux diplomatiques montrent des signes de tension et d’opportunité. Le principal négociateur iranien, Mohammad Baqer Ghalibaf, a indiqué que l’Iran avait présenté « de très bonnes initiatives pour montrer sa bonne volonté » lors des discussions avec les États-Unis, ce qui a conduit à des progrès. Cependant, il a averti que de nouvelles menaces du président américain Donald Trump n’affecteraient pas l’Iran, affirmant : « Si vous vous battez, nous nous battrons, et si vous avancez avec la logique, nous traiterons avec logique. »
L’ambassadeur d’Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, a souligné que les récents pourparlers d’Islamabad entre responsables américains et iraniens représentent le début d’un processus diplomatique soutenu, et non un événement unique. Il a salué le rôle du Pakistan dans la facilitation de ces discussions, qui se sont déroulées dans une « atmosphère digne et appropriée ». Ce sentiment a été partagé par le ministre turc des Affaires étrangères, qui a salué le rôle facilitateur du Pakistan dans les pourparlers de paix.
Dans une escalade significative des tensions maritimes, les Gardiens de la révolution iraniens (IRGC) ont déclaré que tout navire militaire approchant du détroit d’Hormuz serait considéré comme une violation du cessez-le-feu actuel avec les États-Unis et rencontrerait une réponse « dure et décisive ». Les IRGC ont affirmé que le détroit restait sous la « gestion intelligente » de l’Iran et n’est ouvert qu’aux navires non militaires selon des réglementations spécifiques.
Sur le terrain, la situation au Liban s’est encore détériorée. Les autorités sanitaires libanaises ont signalé au moins cinq personnes tuées dans une frappe israélienne sur Qana, portant le bilan total de la guerre à au moins 2 055 morts. La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a accusé des soldats israéliens d’avoir percuté des véhicules de l’ONU avec un char et tiré des coups de semonce dangereusement près des casques bleus, endommageant des actifs de l’ONU clairement identifiés.
La concomitance d’une attaque militaire majeure, de combats actifs sur la ligne de front et de négociations diplomatiques fragiles dépeint un Moyen-Orient à un carrefour critique. Alors que les dirigeants parlent de processus et de bonne volonté, les actions sur le terrain – des frappes aériennes et manœuvres de chars aux menaces navales – suggèrent une voie volatile où la diplomatie et le conflit sont inextricablement liés.
