Les prix du pétrole ont bondi lundi, le brut Brent dépassant les 108 dollars le barillon, alors que les risques persistants d’approvisionnement au Moyen-Orient et l’impasse diplomatique entre les États-Unis et l’Iran maintiennent les marchés de l’énergie sous tension. Cette hausse est survenue alors que les actions mondiales affichaient des gains modestes, portées par des espoirs timides d’une éventuelle percée diplomatique.
Le Brent a clôturé à 108,23 dollars le baril, en hausse de 2,75 %, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain a gagné 2,09 dollars pour s’établir à 96,37 dollars. Les traders restent concentrés sur les perturbations persistantes des flux de navigation à travers le détroit d’Ormuz, suite aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran il y a deux mois.
**Les signaux diplomatiques n’apaisent pas les marchés**
Le sentiment général du marché s’est légèrement amélioré après que la Maison-Blanche a confirmé que le président Donald Trump examinait une nouvelle proposition iranienne, révélée pour la première fois par des sources iraniennes. Cette proposition suggérerait de reporter les discussions sur le programme nucléaire iranien jusqu’à la fin de la guerre et la résolution des différends concernant les routes maritimes du Golfe.
Des médiateurs pakistanais ont indiqué lundi que les efforts pour combler les fossés entre Washington et Téhéran se poursuivaient. Cependant, les analystes préviennent qu’une résolution pourrait encore être lointaine.
« Le marché en est arrivé à la conclusion qu’une résolution interviendra tôt ou tard », a déclaré John Praveen, co-directeur des investissements chez Paleo Leon à Princeton. Il a néanmoins reconnu que les marchés pétroliers restaient le principal point de pression, les traders se concentrant sur le risque de perturbations prolongées des flux énergétiques en provenance du Golfe.
**Des actions mitigées au milieu des résultats et des données économiques**
À Wall Street, l’indice Dow Jones Industrial Average a perdu 62,92 points, soit 0,13 %, à 49 167,79, tandis que le S&P 500 a gagné 8,83 points, soit 0,12 %, à 7 173,91. Le Nasdaq Composite a progressé de 50,50 points, soit 0,20 %, à 24 887,10.
L’indice MSCI des actions mondiales a gagné 2,32 points, soit 0,22 %, à 1 074,52. Plus tôt, l’indice paneuropéen STOXX 600 a clôturé en baisse de 0,3 %.
Les investisseurs se préparent à une semaine chargée de résultats de mégacapitalisations, de publications de données économiques et de décisions des banques centrales. Les points clés incluent la croissance économique américaine du premier trimestre et l’indice des prix des dépenses de consommation personnelles (PCE) de mars, la jauge d’inflation préférée de la Réserve fédérale.
« Nous sommes dans un moment d’attente. Je ne pense pas que le marché va grimper beaucoup plus haut », a déclaré Phil Blancato, stratégiste en chef du marché chez Osaic Wealth à New York. « Le marché tente de conserver ses gains, en attendant plus d’informations pour soutenir ce que nous avons vu jusqu’à présent cette année. »
Les plans de dépenses d’investissement seront un axe clé pour les géants de la technologie Microsoft, Alphabet, Amazon et Meta Platforms lorsqu’ils publieront leurs résultats trimestriels mercredi, Apple étant prévu pour le lendemain.
**Les réunions des banques centrales sous les projecteurs**
Sur les marchés des changes, le dollar américain a glissé lundi, les investisseurs restant sur leurs gardes concernant le Moyen-Orient et une série de réunions de banques centrales cette semaine. L’indice du dollar a reculé de 0,16 % à 98,49, l’euro gagnant 0,01 % à 1,1721 dollar. Face au yen japonais, le dollar s’est renforcé de 0,01 % à 159,39.
Les principales banques centrales devraient maintenir leur politique monétaire cette semaine, y compris la Réserve fédérale américaine. La réunion de la Fed, qui se déroule de mardi à mercredi, sera probablement la dernière sous la présidence de Jerome Powell. La Banque du Japon devrait maintenir son taux directeur à court terme à 0,75 % mardi, tandis que la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre devraient également maintenir leurs politiques actuelles.
Sur le marché des obligations du Trésor américain, le rendement des obligations de référence à 10 ans a augmenté de 2,5 points de base à 4,336 %, tandis que le rendement à 2 ans a augmenté de 2,3 points de base à 3,799 %.
**L’or en baisse dans un contexte d’appétit pour le risque**
Dans les métaux précieux, l’or au comptant a reculé de 0,62 % à 4 679,09 dollars l’once, les investisseurs se tournant vers des actifs plus risqués malgré les tensions géopolitiques persistantes.
