Des avancées diplomatiques et des démentis militaires ont marqué 24 heures tumultueuses au Moyen-Orient, alors que les États-Unis et l’Iran se rapprochent d’un accord formel. Le vice-président américain JD Vance a confirmé que les deux nations n’en sont « pas encore là », mais que les négociations ont atteint un stade critique, l’Iran ayant accepté la réouverture complète du stratégique détroit d’Ormuz.
**Prolongation de la trêve et concessions stratégiques**
Selon des sources, les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord pour prolonger le cessez-le-feu existant et lever les restrictions sur le transport maritime via le détroit d’Ormuz, sous réserve de l’approbation finale du président Donald Trump. Le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Stephen Miller, a qualifié les concessions iraniennes de « significatives, substantielles et spectaculaires », laissant entendre que d’autres compromis non divulgués seraient bientôt dévoilés.
« Il n’y a pas d’accord tant qu’il n’y a pas d’accord ; rien n’est définitif tant que ce n’est pas définitif », a déclaré Miller dans une interview, soulignant que le président Trump est personnellement impliqué dans les négociations pour garantir que les résultats répondent à ses exigences. Le vice-président Vance a précisé les obstacles restants, identifiant le stock d’uranium enrichi de Téhéran et la question plus large de l’enrichissement comme les principaux points de blocage dans les discussions techniques.
**Démentis militaires et maintien des sanctions**
Au milieu des manœuvres diplomatiques, le Commandement central américain (Centcom) a fermement démenti les informations des médias iraniens selon lesquelles un avion américain aurait été abattu près de la province côtière de Bushehr. Un responsable a rejeté ces affirmations, précisant qu’aucun appareil américain n’avait été perdu dans la zone. Ce démenti fait suite à des rapports iraniens affirmant que la défense aérienne avait intercepté et détruit un « aéronef hostile » dans la région.
Malgré les progrès vers une trêve, la campagne de pression économique se poursuit. Le Trésor américain a imposé une nouvelle série de sanctions ciblant des réseaux soupçonnés de financer l’armée iranienne et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Le Département d’État a emboîté le pas en désignant ce qu’il décrit comme des « réseaux de financement » de l’appareil militaire iranien, signalant que le levier financier reste un élément clé de la stratégie américaine.
**Diplomatie régionale et répercussions économiques**
L’effort diplomatique ne se limite pas à Washington et Téhéran. L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a plaidé pour la diplomatie et le dialogue lors d’un appel téléphonique avec Trump, renforçant le rôle de Doha en tant que médiateur clé. Le président iranien Massoud Pezeshkian a publiquement remercié le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif pour son initiative dans la conclusion de l’accord de paix, ainsi que le Premier ministre malaisien pour sa position humanitaire.
Parallèlement, les répercussions économiques du conflit se font sentir à l’échelle mondiale. Une recherche de la Banque centrale européenne (BCE) a averti que la guerre en Iran pourrait « doublement blesser » les consommateurs de la zone euro, devenus hypersensibles aux variations de prix après la perturbation de l’approvisionnement énergétique causée par les frappes aériennes américano-israéliennes fin février. L’étude suggère que le choc économique pourrait être plus profond et plus rapide que prévu, près de la moitié des consommateurs surveillant désormais attentivement l’inflation.
Dans un effort connexe pour stabiliser la région, des représentants militaires israéliens et libanais devraient tenir de rares pourparlers directs au Pentagone. Ces discussions visent à stopper la campagne militaire croissante d’Israël dans le sud du Liban, où les frappes se sont intensifiées malgré un fragile cessez-le-feu conclu initialement à la mi-avril.
