Dans une escalade dramatique d’un différend personnel, l’actrice et mannequin pakistanaise Momina Iqbal a officiellement sollicité les forces de l’ordre à Lahore pour l’enregistrement immédiat d’une plainte pénale contre un député du parti au pouvoir. Les allégations dressent un tableau inquiétant de harcèlement, de chantage et d’intimidation suite à une demande en mariage rejetée.
**Les Allégations Contre le Député Saqib Chadhar**
Iqbal a déposé une demande au poste de police de Chung vendredi, nommant le député de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), Saqib Chadhar. Dans sa plainte, elle détaille une campagne de terreur qui, selon elle, a commencé après qu’elle a refusé sa demande en mariage en découvrant qu’il était déjà marié à deux femmes.
Selon la demande, la situation s’est rapidement détériorée. Iqbal allègue que Chadhar a eu recours à un « langage ordurier » et a initié un effort systématique de chantage. La plainte mentionne spécifiquement une trace de preuves numériques, notamment des messages WhatsApp menaçants et des appels vidéo. Le harcèlement ne s’est pas limité à l’actrice seule ; elle a signalé que des communications menaçantes similaires ont été envoyées au téléphone de sa sœur, et des menaces ont également été proférées contre son fiancé.
Accompagnée de son équipe juridique, Iqbal a rencontré l’officier responsable du poste (SHO) Faheem Imdad pour présenter son dossier et demander formellement l’enregistrement d’un premier rapport d’information (FIR).
**Un Appel à l’Aide sur les Réseaux Sociaux**
Avant de se rendre au poste de police, Iqbal a porté son combat sur la place publique des réseaux sociaux. Dans un message où elle a tagué la direction de la PML-N, elle a révélé la nature prolongée de son calvaire sans nommer initialement l’accusé. « Je fais face à du harcèlement en ligne, du cyberharcèlement et des menaces de mort depuis longtemps », a-t-elle déclaré, décrivant le stress mental sévère et le traumatisme infligés à elle et à sa famille.
Son appel public contenait également une critique cinglante du processus d’enquête. Iqbal a affirmé avoir signalé à plusieurs reprises l’affaire à l’Agence nationale de lutte contre la cybercriminalité (NCCIA) et à l’Agence fédérale d’enquête (FIA), sans qu’aucune action ne soit entreprise. « Au lieu de garantir la justice, des tentatives auraient été faites pour étouffer mes plaintes », a-t-elle écrit. « Même des personnes associées au bureau du ministre en chef ont essayé de me décourager et de faire taire l’affaire plutôt que de permettre une enquête équitable. »
**La Ministre en Chef Maryam Nawaz Promet une Action Ferme**
La controverse a rapidement suscité une réponse de haut niveau. La ministre en chef du Pendjab, Maryam Nawaz, a réagi à la situation dans un message sur X, adressant un avertissement sévère contre toute ingérence. Elle a déclaré que toute tentative d’utiliser l’influence politique, la pression ou les menaces pour obtenir la libération de « contenu personnel » lié à l’affaire se heurterait à une « action ferme et sans compromis ».
La ministre en chef a souligné que l’affaire était une « question personnelle » et a affirmé qu’elle serait « traitée strictement sur le fond et conformément à la loi ». Cette déclaration semblait être une réponse directe aux allégations antérieures d’Iqbal selon lesquelles des personnes du bureau du ministre en chef avaient tenté de la dissuader de poursuivre l’affaire.
La police est désormais sous pression pour décider de l’enregistrement d’un FIR, une étape qui lancera officiellement une enquête pénale sur les accusations graves portées contre le député de la PML-N.
