Trois corps sans vie ont été découverts à l’intérieur d’une habitation détruite par un incendie, mardi, à Lhoumois, une petite commune des Deux-Sèvres, dans l’ouest de la France. Le parquet de Niort a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête pour homicide involontaire, alors que les autorités s’efforcent de déterminer la cause exacte du sinistre.
**Le feu s’est propagé rapidement depuis un champ voisin**
Le drame s’est déroulé dans un contexte de vague de chaleur intense, le département étant déjà placé en vigilance orange pour les températures élevées et le risque accru de feux de végétation. Selon un communiqué de la vice-procureure Nina Blanchon, les secours ont été alertés à 16h02 mardi pour un « départ de feu d’herbe ». À l’arrivée des premiers intervenants, les flammes avaient déjà englouti un hangar à fourrage et une maison d’habitation.
Le sinistre a nécessité une mobilisation massive, avec l’engagement de 55 pompiers sur place. Malgré leurs efforts, la maison a été entièrement ravagée par les flammes, laissant peu de chances aux occupants de s’en sortir.
S’exprimant sur BFM TV, Pillot a suggéré que les victimes « n’ont probablement pas vu le feu arriver » car « vu la chaleur, ils avaient peut-être fermé les volets ». Ce détail, combiné à la propagation rapide du feu depuis le champ adjacent, a vraisemblablement contribué à l’issue fatale.
**Identification médico-légale en cours**
Les corps ont été transférés à l’institut médico-légal de Poitiers. L’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRN) de Pontoise mène désormais les opérations d’identification, en coordination avec des autopsies prévues jeudi, selon le parquet.
L’enquête pour homicide involontaire devra déterminer l’origine du feu et savoir si une négligence a contribué aux décès. Les conditions météorologiques extrêmes, notamment la canicule en cours et le risque élevé d’incendie, devraient constituer des éléments clés de l’enquête.
Cet incident met en lumière le danger croissant des feux de végétation qui se propagent vers les zones résidentielles pendant les périodes de chaleur, une préoccupation devenue de plus en plus urgente à travers la France ces derniers étés.
