Les syndicats français appellent à une grève nationale contre le budget controversé

Les syndicats français appellent à une grève nationale contre le budget controversé

PARIS – Les syndicats français se sont unis pour annoncer une grève nationale et une journée de manifestations le 18 septembre, en opposition au budget proposé par le gouvernement pour 2026. Cette annonce a été faite vendredi après une réunion au siège de la CFDT à Paris, rappelant l’unité observée lors de l’opposition aux réformes des retraites en 2023.

La coalition de syndicats, comprenant la CFDT, la CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires, a débuté la journée avec une pétition ayant déjà recueilli plus de 360 000 signatures. Qualifiées de « musée des horreurs » par les critiques, les propositions budgétaires du Premier ministre François Bayrou ont suscité un mécontentement significatif à travers le pays.

Marylise Léon, à la tête de la CFDT, a souligné la nécessité de revendications claires et d’un appel inclusif à l’action permettant à tous ceux qui souhaitent protester de se joindre au mouvement. Elle a exprimé ces intentions lors d’une interview avec BFMTV jeudi soir.

Réponses divisées avant les prochaines manifestations

La grève imminente du 18 septembre a été annoncée peu après qu’une autre manifestation a été programmée par le mouvement « Bloquons tout » pour le 10 septembre. Cette manifestation antérieure, évoquant les protestations des Gilets Jaunes de la fin 2018 au début 2019, a reçu un soutien mitigé de la part de diverses factions syndicales et groupes politiques.

La CGT a exprimé son soutien à la protestation du 10 septembre, malgré les préoccupations de sa dirigeante Sophie Binet concernant une possible influence d’extrême droite. Ils espèrent que cette date marquera le début réussi d’actions de résistance plus larges, avec plusieurs fédérations, y compris celles des secteurs de la chimie et du commerce, encourageant la participation.

Les groupes politiques de gauche ont également apporté leur soutien à la protestation du 10 septembre, avec La France insoumise appelant à une grève générale. Solidaires a rejoint l’appel à la mobilisation, et Force Ouvrière devrait finaliser sa position d’ici vendredi, avec le leader Frédéric Souillot maintenant un engagement prudent en raison de son inconfort avec l’implication de groupes non représentatifs.

Cependant, tous les syndicats ne soutiennent pas pleinement la protestation du 10 septembre. La CFDT a choisi de ne pas appuyer ce mouvement, déclarant par l’intermédiaire de la Secrétaire générale Léon que les méthodes proposées—blocage total et désobéissance—ne correspondent pas à leur approche. De même, le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a critiqué l’appel à la protestation comme « nébuleux et politiquement chargé », indiquant une discorde au sein des syndicats concernant les stratégies de protestation.