WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a confirmé mercredi que les négociations avec l’Iran se poursuivent par téléphone, tandis que le Pentagone défendait la campagne militaire contre les accusations d’enlisement. Cette évolution intervient dans un contexte de trêve fragile et de violences régionales persistantes, notamment des frappes israéliennes au Liban.
**Trump : Les pourparlers avancent par téléphone**
Le président Trump a déclaré que les discussions avec les responsables iraniens se déroulent par téléphone, après l’annulation d’un voyage prévu pour des négociateurs américains au Pakistan en vue de rencontres en face à face ce week-end. Cette annonce signale un canal de communication continu, bien qu’indirect, entre les deux nations.
**Iran : « La guerre n’est pas une solution »**
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, a souligné que la guerre ne peut résoudre le conflit en cours. « La guerre n’est pas une solution. Elle fait partie du problème », a déclaré Khatibzadeh, ajoutant que Téhéran a soumis des propositions pour mettre fin aux hostilités sur la base de « termes et conditions égaux ». Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé le blocus naval américain de viser à créer une « division interne » et à forcer l’Iran à « s’effondrer de l’intérieur ».
**Le Pentagone défend la campagne**
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a vigoureusement défendu la guerre en Iran devant le Congrès, rejetant les caractérisations du conflit comme un enlisement. « Vous appelez cela un enlisement, offrant ainsi de la propagande à nos ennemis ? Honte à vous pour cette déclaration », a lancé Hegseth à la commission des services armés de la Chambre, ciblant les élus démocrates qu’il a qualifiés d’« imprudents, inefficaces et défaitistes ». Hegseth a également confirmé que la frappe meurtrière contre une école de filles iranienne, qui aurait tué environ 170 personnes, fait toujours l’objet d’une enquête, bien qu’il ait refusé d’estimer les coûts financiers.
**Escalade régionale : Israël frappe le Liban**
Malgré un accord de cessez-le-feu, l’armée israélienne a annoncé avoir mené 20 attaques nocturnes dans le sud du Liban, ciblant ce qu’elle a décrit comme des « centres de commandement et structures militaires » du Hezbollah. L’armée israélienne a déclaré qu’elle continuerait à « agir pour éliminer les menaces » dans la région.
**Diplomatie mondiale : Poutine et Trump discutent de la crise**
Le président russe Vladimir Poutine et le président Trump ont eu un appel téléphonique de 90 minutes au cours duquel ils ont discuté de la situation en Iran et de la guerre en Ukraine. L’aide du Kremlin, Yuri Ushakov, a indiqué que Poutine soutenait la décision de Trump de prolonger le cessez-le-feu avec l’Iran, la qualifiant de « bonne » pour donner une chance aux négociations. Cependant, Poutine a également mis en garde contre des « conséquences extrêmement dommageables » si les États-Unis et Israël reprenaient les actions militaires.
**Blocus maintenu jusqu’à un accord nucléaire**
Le président Trump a déclaré à Axios que les États-Unis maintiendront leur blocus naval contre l’Iran jusqu’à ce que Téhéran accepte un accord nucléaire répondant aux préoccupations américaines. Cette position a été rejetée par le président du Parlement iranien, qui a présenté le blocus comme un outil de pression économique et de division interne.
Des responsables iraniens ont quitté le Canada avant le Congrès de la FIFA, invoquant une « insulte » à l’immigration de l’aéroport de Toronto.
Des centaines d’écoles et d’établissements d’enseignement en Iran auraient été endommagés ou détruits lors des frappes américano-israéliennes.
