Une douceur exceptionnelle, qualifiée de « digne d’un mois de mai » par Météo-France, a frappé le Sud-Ouest de la France ce mardi 24 février. Les températures ont largement dépassé le seuil des 25°C, flirtant par endroits avec les 30°C. L’agence météorologique nationale a précisé que cette chaleur, déjà élevée pour la saison, devait encore s’intensifier ce mercredi, atteignant des niveaux « parfois remarquables pour une fin février ».
Des records historiques ont été pulvérisés. Les données provisoires sont éloquentes : la station d’Orthez, dans les Pyrénées-Atlantiques, a enregistré un pic à 28.3°C. Il s’agit de la température la plus haute jamais mesurée en février depuis l’ouverture de cette station en 1994, battant l’ancien record de 27.1°C établi en février 2020. Parmi les autres maximales notables de la journée, on relève Biarritz à 27°C (soit 14 degrés au-dessus des normales de saison), Pau à 26°C, Mont-de-Marsan à 25°C et Toulouse à 22°C.
Cette douceur remarquable ne s’est pas limitée aux températures diurnes. Plusieurs stations ont également enregistré leurs minimales les plus hautes pour un mois de février en début de journée, comme à Beauvais (12.2°C) et à Margny-lès-Compiègne (11.8°C).
Météo-France inscrit cet épisode dans la tendance plus large du réchauffement climatique. L’institut rappelle que la hausse des températures en France est plus rapide que la moyenne mondiale, en raison des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Un indicateur marquant de ce dérèglement est l’avancée progressive de la date à laquelle le seuil des 25°C est franchi pour la première fois chaque année. À Paris, par exemple, ce cap était atteint en moyenne autour du 6 mai entre 1950 et 1970. Entre 2000 et 2020, la première occurrence moyenne est avancée au 19 avril, illustrant clairement l’impact du changement climatique sur les normes saisonnières.
