Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi 5 mars un renforcement de la coopération avec les Forces armées libanaises, comprenant la fourniture de véhicules de transport blindés ainsi qu’un soutien opérationnel et logistique. Dans une déclaration sur le réseau social X, il a également exhorté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à éviter toute extension de la guerre au Liban.
Le conflit au Moyen-Orient est entré dans son sixième jour ce 5 mars, avec un bilan dépassant les 1 000 victimes en Iran selon les rapports de Téhéran. La guerre a débuté par des frappes aériennes israéliennes et américaines contre l’Iran et s’est depuis propagée à travers la région, impliquant de multiples nations et acteurs non étatiques.
Plusieurs développements majeurs ont marqué la journée. Sur le front libanais, Israël a pris position dans plusieurs villages du sud du Liban et a exigé l’évacuation immédiate des banlieues sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah. Le président libanais Joseph Aoun a demandé l’intervention de M. Macron pour empêcher le bombardement israélien de ces zones.
La position iranienne s’est durcie. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré que Téhéran ne recherchait ni cessez-le-feu ni négociations avec les États-Unis, évoquant des pourparlers antérieurs ayant abouti à des attaques. L’Iran affirme contrôler entièrement le détroit stratégique d’Ormuz mais nie toute intention de le fermer, sauf si les hostilités persistent.
Les réponses internationales se sont multipliées. Le Royaume-Uni a déployé quatre avions de chasse Typhoon supplémentaires au Qatar, tandis que l’Italie a annoncé l’envoi de matériel anti-missile vers les États du Golfe et de moyens navals pour protéger Chypre. L’Espagne enverra une frégate pour rejoindre les navires français et grecs en Méditerranée orientale.
Le conflit a entraîné de graves perturbations humanitaires et logistiques. Près de 20 000 marins et 15 000 passagers sont bloqués dans le golfe Persique. Quelque 36 000 citoyens français au Moyen-Orient se sont inscrits auprès des services d’urgence. De multiples nations poursuivent les vols de rapatriement de leurs ressortissants. L’industrie maritime a classé le détroit d’Ormuz, le Golfe et le golfe d’Oman comme « zones à risque de guerre ».
Les incidents de sécurité se sont multipliés. Le Qatar a intercepté des attaques de missiles tandis que des explosions ont secoué Doha. Bahreïn a signalé une attaque ciblant une zone industrielle abritant une raffinerie de pétrole. L’Azerbaïdjan a fermé une partie de son espace aérien après des incursions présumées de drones iraniens. L’Iran a nié avoir frappé l’ambassade américaine à Riyad et le territoire azerbaïdjanais.
La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a averti que ce conflit testait la résilience de l’économie mondiale et pourrait entraîner des perturbations prolongées. Par ailleurs, la Chine a annoncé une augmentation de 7 % de son budget de la défense pour 2026, et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a affirmé équiper sa marine d’armes nucléaires.
Dans ce contexte, le chef d’état-major des armées françaises s’est rendu à Beyrouth pour des évaluations de sécurité, alors que les efforts internationaux se poursuivent pour éviter une escalade supplémentaire dans cette région volatile.
