Le président français Emmanuel Macron a annoncé son intention d’« établir un plan » pour « mettre fin aux opérations militaires » du Hezbollah et d’Israël. Cette déclaration fait suite à la demande urgente du président libanais Joseph Aoun, qui a sollicité l’intervention de Macron auprès d’Israël pour empêcher le bombardement des banlieues sud de Beyrouth. L’armée israélienne ayant appelé les résidents à évacuer « immédiatement » pour leur survie, une panique généralisée s’est emparée de la capitale libanaise.
Dans un communiqué sur X, Emmanuel Macron a souligné qu’« il faut tout faire pour éviter » que le Liban ne soit « entraîné à nouveau dans la guerre ». Il a déclaré : « Les Libanais ont droit à la paix et à la sécurité. Comme tout le monde au Moyen-Orient. » Le président français a précisé les termes de son plan : « Le Hezbollah doit immédiatement cesser ses tirs vers Israël. Israël doit renoncer à toute intervention de grande ampleur ou terrestre sur le territoire libanais. »
**Une crise humanitaire qui s’aggrave**
La situation au Liban s’est rapidement détériorée depuis que le pays a été entraîné dans le conflit régional qui s’étend cette semaine. Le bilan des frappes israéliennes au Liban s’élève à 102 morts et 638 blessés, selon des sources libanaises. Face à cette crise, Emmanuel Macron a « décidé de l’envoi immédiat d’une aide humanitaire » et a assuré que « plusieurs tonnes de médicaments sont en cours d’acheminement ».
Parallèlement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a remercié son « ami » Donald Trump pour la coopération concernant l’Iran, lors d’une visite sur une base aérienne dans le sud d’Israël. « La coopération est historique entre les forces armées américaines et celles de l’armée israélienne », a déclaré Netanyahu, ajoutant que les frappes contre « les cibles du régime terroriste en Iran » et « les éléments terroristes au Liban » se poursuivraient.
**Réactions régionales et internationales**
Le conflit continue de susciter des réactions à travers le monde :
* **Position de l’Iran :** Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a déclaré à NBC News que l’Iran n’avait demandé ni cessez-le-feu ni négociations avec les États-Unis. « Pourquoi devrions-nous négocier avec les États-Unis ? » a-t-il demandé, évoquant des négociations antérieures qui s’étaient soldées par des attaques. Il a également indiqué que l’Iran n’avait « actuellement pas l’intention » de fermer le détroit d’Hormuz.
* **Position des États-Unis :** Le président Donald Trump a affirmé qu’il était prêt à accepter « toute aide de n’importe quel pays » suite à une proposition ukrainienne concernant les drones iraniens Shahed. Dans un entretien avec Axios, Trump a également insisté sur le fait qu’il « devait être impliqué » dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei, récemment décédé.
* **Autres développements :** Un tir de missile a provoqué un incendie à la principale raffinerie de pétrole de Bahreïn, des explosions ont été signalées dans l’est de Téhéran lors de raids aériens israéliens, et l’Azerbaïdjan a dénoncé une attaque de drone iranienne comme étant « terroriste ».
**Un lourd tribut civil et des déplacements massifs**
L’impact humanitaire est sévère. Le Croissant-Rouge iranien rapporte que près de 4 000 bâtiments civils et 14 centres de santé ont été touchés en Iran. À Beyrouth, des images montrent d’immenses embouteillages alors que les résidents fuient les banlieues sud après l’ordre d’évacuation, les personnes déplacées se rassemblant dans les places publiques et les abris au nord de la ville.
Alors que le conflit entre dans son sixième jour, les efforts diplomatiques internationaux, menés par des figures comme Emmanuel Macron, s’intensifient pour éviter une escalade supplémentaire et soulager les populations civiles dans un Moyen-Orient de plus en plus volatil.
