Le président Emmanuel Macron enregistre une légère amélioration de sa popularité dans le contexte de la crise internationale liée à la guerre impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran. D’après le dernier sondage YouGov pour Le HuffPost, réalisé du 3 au 5 mars, son impopularité a reculé d’un point.
L’enquête indique que 17% des personnes interrogées ont une opinion favorable du chef de l’État, l’éloignant ainsi de son plus bas historique de 14% enregistré en novembre dernier. Ce frémissement intervient alors que M. Macron endosse un rôle visible de commandant des armées, œuvrant à affirmer les intérêts français au Moyen-Orient tout en évitant un engagement direct dans le conflit.
**L’« effet drapeau » reste limité**
Malgré des allocutions solennelles, le président n’a pas bénéficié d’un substantiel « rally ’round the flag effect » (effet de ralliement autour du drapeau) typique en période de crise nationale. Son approbation demeure la plus élevée chez les jeunes et est fortement soutenue par les sympathisants du bloc central, à 71%. Les partis d’opposition ont largement modéré leurs critiques sur sa gestion de la politique étrangère, mais cela ne s’est pas encore traduit par une adhésion publique élargie.
**La nette progression du Premier ministre Lecornu**
En contraste, le Premier ministre Sébastien Lecornu enregistre un rebond plus marqué. Sa cote d’approbation a grimpé de trois points pour atteindre 28%, le plaçant ainsi 11 points devant le président. Cette progression est significative compte tenu de sa moindre exposition médiatique après l’utilisation de l’article 49.3 pour le budget et un remaniement ministériel peu médiatisé.
Cette hausse a été portée par des améliorations substantielles chez les sympathisants du bloc central (+25 points), ainsi que des gains auprès des électeurs socialistes (+12), des Républicains (+11) et du Rassemblement National (+5). La satisfaction envers le gouvernement a également légèrement progressé, de 14% à 16%.
**Naviguer entre défis nationaux et internationaux**
Le sondage suggère que l’exécutif pourrait entrer dans une phase plus positive, même si la guerre expose la France à des risques économiques et de sécurité énergétique majeurs. La publication par décret de la programmation pluriannuelle de l’énergie, critiquée par les opposants, ne semble pas avoir entravé ce timide redressement.
L’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 1 004 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.
