Dans un contexte d’escalade sévère des hostilités, l’Iran a rejeté avec force les affirmations de l’ancien président américain Donald Trump selon lesquelles il aurait cherché un cessez-le-feu. Téhéran a également averti que toute attaque contre sa centrale nucléaire de Bushehr constituerait un « crime de guerre ». Ces développements interviennent alors que l’Iran fait état d’une destruction généralisée due aux frappes américano-israéliennes, incluant des dégâts sur 33 000 habitations et le ciblage d’un institut de recherche médicale historique.
**Intensification des postures diplomatiques et militaires**
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré que le pays ne tolérerait pas un « cercle vicieux » de guerre, de négociations et de cessez-le-feu, suite à un avertissement de Trump enjoignant à Téhéran d’accepter un accord. Parallèlement, le commandant en chef de l’armée iranienne, le général Amir Hatami, a ordonné aux quartiers généraux opérationnels de surveiller les mouvements ennemis avec « le plus grand pessimisme » et de se préparer à contrer toute attaque, jurant qu’aucun soldat ennemi ne survivrait à une opération terrestre.
**Alertes sur les installations nucléaires et retombées régionales**
Dans une déclaration significative à l’AFP, l’ambassadeur de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Reza Najafi, a affirmé qu’une frappe sur la centrale de Bushehr serait un crime de guerre au regard du droit international. Il a également démenti les rapports indiquant que l’Iran avait relancé l’enrichissement d’uranium après les frappes sur ses installations nucléaires en juin 2025.
L’impact régional du conflit a été souligné par la Chine, qui a pointé les attaques américaines et israéliennes comme la « cause racine » du blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Pékin, avec d’autres nations, a appelé à un arrêt immédiat des opérations militaires.
**Toll humanitaire et infrastructurel en hausse**
Le coût humain et matériel du conflit augmente fortement en Iran :
*Dégâts à Téhéran :* Un porte-parole de la mairie de Téhéran a rapporté que les frappes ont touché approximativement 33 000 logements, avec des dégâts allant de vitres brisées à des structures nécessitant une reconstruction complète. Près de 1 900 familles sont confrontées à des difficultés de logement.
*Cibles culturelles et industrielles :* Le ministère iranien de la Santé a signalé qu’une attaque avait gravement endommagé le centenaire Institut Pasteur de Téhéran, le qualifiant d’« assaut direct contre la sécurité sanitaire internationale ». Par ailleurs, un responsable d’une grande compagnie sidérurgique a indiqué que la reconstruction d’une usine endommagée utilisant des sources radioactives pourrait prendre jusqu’à un an.
*Répression intérieure :* Au milieu du conflit externe, le pouvoir judiciaire iranien a exécuté un homme reconnu coupable d’une attaque contre une installation militaire lors des manifestations anti-gouvernementales de janvier, signalant une répression interne toujours en cours.
**Réactions internationales et diplomatie**
La crise a stimulé l’activité diplomatique. La Chine a exhorté toutes les parties à cesser les opérations militaires pour éviter un impact plus grand sur l’économie mondiale et la sécurité énergétique. Par ailleurs, des discussions diplomatiques sont en cours, comme en témoigne un appel entre le vice-Premier ministre pakistanais et le ministre égyptien des Affaires étrangères pour aborder l’escalade de la situation au Moyen-Orient.
Alors que les menaces et les avertissements continuent de s’accumuler de toutes parts, la voie de la désescalade semble périlleuse. L’Iran se positionne pour un conflit prolongé, et la communauté internationale s’inquiète de plus en plus des répercussions qui s’élargissent.
