Un échange public chaleureux entre le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le président américain Donald Trump met en lumière le rôle central d’Islamabad dans la médiation du conflit prolongé entre les États-Unis et l’Iran. Le Premier ministre Sharif a exprimé sa « profonde et sincère appréciation » pour ce qu’il a qualifié de propos « aimables et gracieux » de Trump.
Cet échange fait suite à une publication du président Trump sur Truth Social, dans laquelle il a remercié le Pakistan et décrit ses dirigeants, notamment le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef d’état-major de la Défense, le maréchal Syed Asim Munir, comme des « personnes fantastiques ».
Cet optimisme diplomatique intervient dans un contexte de développements significatifs. Donald Trump a déclaré à Axios que les négociateurs américains et iraniens devraient probablement se rencontrer ce week-end, exprimant sa confiance dans le fait qu’un accord final pourrait être conclu en « un jour ou deux ». Dans une révélation clé, Trump a affirmé que si un accord pour mettre fin à la guerre était signé à Islamabad, il pourrait se rendre dans la capitale pakistanaise. Il a ajouté que l’Iran avait accepté « presque tout » ce qui était sur la table des négociations.
Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé que le passage de tous les navires commerciaux par le détroit stratégique d’Hormuz était déclaré « complètement ouvert » pour le reste de la période de cessez-le-feu. La navigation s’effectuera selon des routes coordonnées établies par l’Organisation des ports et de la marine de l’Iran. Cette décision traite un point de tension critique, ce détroit étant une voie de transit majeure pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Ces avancées s’appuient sur les laborieux « pourparlers d’Islamabad » du 11 avril 2026, qui avaient duré près de 21 heures. Cette rencontre marquait la première rencontre directe entre responsables américains et iraniens depuis plus d’une décennie et l’engagement de plus haut niveau depuis la révolution islamique de 1979 en Iran. Les délégations étaient alors dirigées par le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf. Les discussions avaient porté sur un ensemble complexe de questions, incluant le statut du détroit d’Hormuz, le programme nucléaire iranien et les sanctions internationales contre Téhéran.
Le Pakistan s’est positionné comme un médiateur neutre dans ce conflit, un rôle récemment consolidé par la visite de trois jours du maréchal Munir en Iran. Les éloges publics du président Trump signalent un renforcement des liens entre les États-Unis et le Pakistan, largement attribué aux efforts diplomatiques d’Islamabad. Alors que les négociateurs se préparent pour un nouveau round potentiel, le monde observe si le travail préparatoire réalisé à Islamabad aboutira à un accord de paix historique et à une possible visite présidentielle.
