Bilawal Bhutto-Zardari s’oppose à l’interdiction du PTI et évoque le gouverneur au KP

Bilawal Bhutto-Zardari s'oppose à l'interdiction du PTI et évoque le gouverneur au KP

Le président du Pakistan Peoples Party (PPP), Bilawal Bhutto-Zardari, s’est publiquement opposé à l’interdiction de tout parti politique. Cette prise de position intervient alors que des ministres de la coalition dirigeante du Pakistan Muslim League-Nawaz (PML-N) appellent à la prohibition du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI). La déclaration de Bilawal fait suite à des informations selon lesquelles le PTI a décidé d’initier un contact avec le PPP par le biais des canaux de l’opposition.

« Je ne suis pas en faveur de l’interdiction d’un parti politique, mais le parti au pouvoir à Khyber Pakhtunkhwa doit améliorer sa conduite », a déclaré Bilawal lors d’une interaction médiatique à Lahore. Il a lancé un avertissement sévère, indiquant que si un parti politique devenait un facilitateur pour les terroristes, l’imposition de la règle du gouverneur dans la province pourrait devenir « inévitable ».

**Le PTI initie un contact via une alliance d’opposition**

Des sources indiquent que le PTI a décidé de tendre la main au PPP – un allié clé du PML-N au niveau fédéral – via l’alliance d’opposition multipartite, Tehreek Tahaffuz-e-Ayeen-Pakistan (TTAP). Le PPP devrait être invité à une conférence nationale de deux jours visant à explorer des pistes de dialogue politique. Il est à noter que le PML-N au pouvoir ne recevrait pas d’invitation à cette conférence.

Selon ces sources, le PTI a conditionné toute négociation potentielle avec le gouvernement à une rencontre entre des alliés politiques, dont Mahmood Achakzai, et le fondateur emprisonné du PTI, Imran Khan.

**Préoccupations sécuritaires et critiques politiques**

Bilawal a souligné la détérioration de la situation sécuritaire, affirmant qu’« une situation semblable à une guerre se développe à Khyber Pakhtunkhwa ». Il a confirmé que les menaces venant d’Afghanistan se matérialisaient, avec des terroristes traversant la frontière pour mener des attaques sur le sol pakistanais. « Il s’agit d’un risque sérieux, et nos forces armées font face au défi », a-t-il ajouté.

L’ancien ministre des Affaires étrangères a également critiqué ce qu’il a décrit comme des tentatives de « forces politiques » de saper les institutions de l’État. « Un parti politique agit comme un ‘dajjal politique’. Ils veulent créer un fossé entre le public et les forces armées », a déclaré Bilawal, exhortant le parti non nommé à rectifier sa conduite.

**Contexte sur le débat concernant la règle du gouverneur**

Le débat sur l’imposition de la règle du gouverneur à Khyber Pakhtunkhwa s’est intensifié après que le ministre d’État chargé de la loi, Aqeel Malik, a déclaré que le gouvernement fédéral « envisageait sérieusement » cette mesure, citant des problèmes de sécurité et de gouvernance. En réponse, le ministre en chef du KP soutenu par le PTI, Sohail Afridi, a défié le gouvernement fédéral de procéder à cette mesure.

Par ailleurs, Bilawal a accueilli favorablement l’idée que la ministre en chef du Punjab, Maryam Nawaz, se présente aux élections depuis le Sindh, exhortant tous les partis politiques à participer activement aux scrutins de la province.